dimanche 13 juin 2010

Bonafide : et le rock pour toujours sera.



Hola bande d'aminches

A force de flooder Twitter à chaque nouveau coup de coeur discographique, il fallait bien que ça finisse ainsi. Quoi donc ? Ben une chronique de galette, hé con ! J'ai manqué de peu le passage à l'acte voici deux semaines, avec le dernier Danko Jones (une gifle dont je me remets à peine). Mais à l'écoute des 11 titres, gorgés de grâce et de foi rock'n'roll, de l'album Something's dripping du groupe suédois Bonafide, impossible de retenir la course folle des mes doigts épileptiques sur le clavier de mon Mac.

Bonafide, tout comme l'ami Danko, vient donc de Suède. Je ne connaissais pas l'existence de ces quatre poilus jusqu'à un certain matin récent où, sur le tristement banal trajet m'amenant à la rédac', mes tympans se figèrent soudain, frappés par la foudre. Une décharge de 100 000 volts délivrée par l'incroyable titre "Fill your head with rock", diffusé sur mon i'phone via l'appli HardRockFM téléchargée ce week-end. Une intro à la guitare électrique en picking, des arpèges aussi nobles que dans You shook me all night long, une voix rauque merveilleusement juste... et une rythmique fonçant pied au plancher en accords majeurs jusqu'à un pont préparant l'assaut d'un refrain plus imparable encore que le titre culte ac/dcien. Mais je vais revenir lui faire sa fête dans quelques lignes à celui là...

Bonafide donc. Après une rapide recherche sur Google sur la seule base des paroles du refrain, je retrouve la trace de ce quartet responsable de la combustion spontanée de mes conduits auditifs tout le reste de la journée. J'apprends qu'il s'agit d'une formation suédoise et qu'après un premier disque déjà drôlement chouette en 2008, Bonafide a décroché la timbale critique et commerciale dans son pays d'origine avec Something's dripping. Direction Spotify pour découvrir cet album où fièrement crépite de sa morgue juvénile ce satané Fill your head with your rock. Guidé par l'excitation et l'espoir d'un nouvel oasis sonore, je double click sur le premier titre, Dirt Bound et... joie, bonheur, la distribution de baffes reprend de plus belle.

Un son puissant, un mixage aux petits oignons équilibrant parfaitement la section rythmique, les guitares tranchantes et la voix du chanteur me fait penser à un croisement entre un Rod Stewart sous amphèt' et un Sammy Haggar soudainement habité par le talent. Les composition ultra mélodiques et entraînantes réalisent une synthèse transcendentale entre le sudisme des Black Crowes et le hard'n'blues des AC/DC période Let there be rock à Back in black. Le choc est tellement puissant qu'on ne remarque pas immédiatement les (petits) défauts de l'album, en en particulier les ratés de la voix du frontman (chant/guitare) Pontus Snib lorsqu'il s'aventure un peu trop dans les aigus. Peu importe : parfait ou pas, Something's dripping rejoint à mes yeux le cénacle des classiques et ajoute de nouvelles lettres de noblesses au hard rock.

Il y aura certainement beaucoup à écrire et dire dans le futur sur ce groupe tellement attachant et j'invite tous ceux qui ont craqué comme moi sur l'énorme Something's dripping à militer pour que Bonafide vienne visiter la France avant la fin de l'année. Hé oui, notre belle province semble pour l'instant tristement écartée de la liste des chapelles où Bonafide viendra prêcher son rock de bûcherons (ils ont pourtant traversé l'Espagne en mars, merde quoi). Il faut que ça change !

Cinquième titre de leur album, Fill your head with rock (j'avais bien dis que je reviendrais lui faire sa fête à celui là :-) fait partie de ces titres qui, à l'écoute, vous donnent l'impression d'être invincible. Votre tête remue, vous tapez du pied, une onde euphorisante vous porte et vous fait avancer en rythme avec la musique. Le coté obscur, les doutes, le désarroi dans lequel cette chienne de vie peut vous traîner au quotidien, tout cela s'évapore, balayé par les harmonies réjouissantes d'un rock joué avec le coeur par ces artisans magnifiques animés du même feu ardent que nous. Je ne serai jamais assez reconnaissant envers le hard rock, genre si moqué par des autistes confits dans leurs a priori, pour m'avoir certainement procuré autant de sensations positives.

You shook me all night long ou Rock'n'roll train de AC/DC, Promises ou Armageddon it de Def Leppard, Wild Southern Boys ou Hold on losely de .38 Special, Change for the better ou Don't stop believin de Journey, Tonight is fine ou Baby hates me de Danko Jones, Best of me ou Dance de Ratt, Livin' just to die ou Madaleine de Winger, Sinner's swing ou Hang'em high de Van halen, The Last Mile de Cinderella.... Classiques ou pas, ces titres et des centaines d'autres, étiquetés "hard rock mélodique", "hair metal" ou simplement "hard rock" selon les points de vue (voire "musique de merde" pour les autistes sus-cités), jouent un rôle bien supérieur à celui de simple passe temps pour moi. Ils sont de précieuses sources de réconfort, d'inspiration, ma petite dose personnelle de midi-chloriens.

Le Fill your head with rock de Bonafide s'inscrit dans la même et noble tradition : celle d'une musique irradiant la passion, la fougue, la foi et la générosité. Une potion sonore magique dont l'écoute me fait régulièrement dresser les poils sur le derme et me rappelle que, quoi qu'il arrive, le soleil brille, l'avenir m'appartient et que malgré les merdes, les montagnes seront franchies, tout ira bien. Et même si l'illusion ne dure que trois minutes, ces trois minutes-là n'ont pas de prix tant elles vous portent. Je me fous royalement du look de ces groupes, cibles faciles pour les cyniques branchouilles, seule m'importe la force de leur musique qui nourrira certainement ma passion jusqu'à mon dernier souffle. Keep on rockin' camarades demi-dieux, ici-bas on vous aimera pour toujours.

End of transmission...

Bonafide : album "Something's Dripping". En écoute sur Spotify. Acheter l'album sur Amazon







12 commentaires:

stif a dit…

Oserais-je le dire ? Cet album me fait carrément plus bander que le dernier Airbourne. A suivre de près !

Thx pour nous faire partager ta découverte, John !

@Laurentgab a dit…

C'est effectivement très bien! Au delà de la filiation évidente avec AC/DC il me semble détecter un soupçon de the who dans "Dirt Bound" ou "Fill your head with rock" par exemple... qu'en pense l'expert? Vivement que spotify soit dispo officiellement en Belgique, j'en peux plus de bidouiller ses entrailles pour lui faire cracher ses décibels!

John Plissken a dit…

@stif : j'avoue moi meme avoir une nette préférence pour la relecture acdcienne à laquelle se livre Bonafide par rapport à celle de ces gros velus d'Airbour(i)ne (que j'aime quand même, mais j'ai un problème avec la voix du chanteur).

@Laurentgab : figure toi que mes malheureux collègues de bureau, lorsque je les assome à coup de Dirt Bound, Fill your head... ou Sicker than I think, pensent eux aussi aux Who. C'est dû à la technique de guitare entendue dans les intros, qui en effet renvoie directement au Won't get fooled again de la bande à Townsend. Sauf que sur ce titre - sauf erreur de ma part - le son était obtenu à partir d'un synthé et non d'une guitare. A vérifier...

Jerome a dit…

Hum... ben j'avoue que je ne connaissais absolument pas et dès la première écoute, la tête remue déjà! Je sens que ça va tourner quelques temps dans la piste de lecture. Et oui: Fill your Head with work donne furieusement l'impression de pouvoir conquérir le monde en chevauchant une grosse bécane.

Au plaisir de lire d'autre news de cette qualité et de découvrir d'autres trucs qui font bouger les tripes et la tête ;)

Jérôme (un Belge au pays des Caribous)

Draven a dit…

Merci pour cette découverte Mr. Plissken. Ça me permet de finir la journée en beauté... et en tapant du pied !

Merci également pour vos quelques mots sur le "Hard Rock" (les midi-chloriens, tout ça...), ce fantastique style musical qui rend beau, fort et intelligent (que ce soit au bureau, à fond les ballons en voiture ou même dans son bain). Les "autistes" ne savent pas ce qu'ils ratent !

Phoenix a dit…

Ooooooooh que c'est du bon.
Je connaissais pas du tout!
Mes oreilles te chérissent pour cette découverte.
Complètement d'accord avec ton article, la Musique c'est la Force! ;)

Benich a dit…

Wahou celle claque sonore ! Dès l'écoute de Dirt Bound on est mis dans l'ambiance : intro "à la who" mais faite à la guitare, chanteur à la voix rauque (la voix rock ?) et grosses guitares overdrivées.

Et ça fait du bien, pendant l'album on devient le roi du monde. C'est ça la puissance du Hard Rock ! (Bac +2 les enfants)

iztkombi1 a dit…

Dans .... les ..... oreilles ..... depuis ...... hier ..... MERCI ..... !!!!!
(Pas .... facile .... d'écrire ..... un ..... com' .... avec ......ces ...... hochements ..... de ...... tête .....^^)

John Plissken a dit…

Merci les gars, répandez la bonne parole autour de vous, faites savoir qu'il existe aussi un nouvel ac/dc en Suède et qu'il s'appelle Bonafide :-)

Perso si jamais ils passent en concert à Paris, j'achète ma place direct.

stif a dit…

Tu veux pas acheter la mienne ? Ainsi qu'un billet de train ?

Merci John, je savais que t'étais un précieux ami !

Oli a dit…

Merci pour la découverte.
Je m'étais mise à écouter Airbourne après que tu aies évoqué le groupe lors d'un épisode de Scuds (il a suffit que j'entende "AC/DC" pour que je fonce sur Google mener mon enquête) ...mais Bonafide me donne également de quoi exploiter la mémoire de mon mp3 !

charlie a dit…

Mais ou donc as tu été chercher que Danko Jones était Suedois?