dimanche 12 avril 2009

Et Abrams ressuscita Star Trek (attention : spoilers MINEURS)




Joyeuses Pâques, bande de dégénérés, Plissken from Mars speaking...

Bon, donc, comme environ 300 autres pékins gentiment conviés à la projection de presse de Star Trek, vendredi 10 avril au Gaumont Opéra Capucines à 9h30, j'ai vu le film. Et il correspond exactement, en un peu mieux même, à ce que j'en attendais : un vrai pur space opera généreux et réjouissant.

Après Mission Impossible 3 (et plutôt ratée) avec Tom Cruise, c'est donc Mission réussie sur presque toute la ligne avec Kirk et sa clique pour JJ Abrams, le Robert Zemeckis du 21e siècle.

Je vais tâcher de développer présentement cette subtile pensée, sans trop spoiler ni faire trop long.

NB : un débat certainement vif et captivant (comme d'hab' quoi...) aura lieu au sujet du film dans Scuds 6, en ligne sur www.scuds.tv vers fin mai.


BON LA CRITIQUE, DONC !

JJ Abrams l'a seriné lui même
à longueur de tournées promo : il n'est pas un fétichiste de Star Trek, même si la première série l'a marqué dans son enfance et qu'il gardait une sympathie plutôt bienveillante à l'égard de cet univers. Les scénaristes du film en revanche, en particulier Roberto Orci (co-auteur de Fringe et, ouille, de Transformers), sont des "die hard fans". D'où la schizophrénie du résultat final, entre fidélité et trahison totale de la franchise.



L'idée de base de ce Star Trek est bête comme klingon (j'analogise, cherchez pas) mais, comme le sait pertinemment Abrams en expert qu'il est du cortex geekien, elle exploite le filon le plus adulé des fanboys que nous sommes tous : une "origin story". Bien vu : Hollywood nage justement en pleine fibre mélancolique revival (remakes et reboots s'amoncellent en télé comme au ciné...) ET le public geek ne vibre jamais autant que devant le récit de la naissance de ses mythes préférés. En choisissant, plutôt que de se risquer à créer de nouveaux personnages inconnus au bataillon, de rajeunir les figures familières de Kirk, Spock et consorts, Abrams et ses deux scénaristes (Orci et Alex Kurtzman) font mouche là où Lucas s'est dramatiquement planté avec ses prequels de Star Wars en bois (de synthèse).

La scène d'ouverture en impose méchamment. L'espace, une entrée de champ majestueuse d'un vaisseau spatial (l'USS Kelvin) accompagnée en bruit de fond d'un écho radar kitschounet rappelant, si je ne m'abuse, celui de la série des sixties. Puis l'attaque du navire par une forme effrayante surgie de nulle part, bouche monstrueuse hérissée de saillies métalliques colossales face auxquelles le Kelvin brille par son insignifiance. L'agresseur est un vaisseau Romulien venu du futur... et son raid ne fera pas de quartier. Dés ces premières secondes, nous y sommes. JJ Abrams maîtrise parfaitement la grammaire visuelle de Star Trek en y ajoutant ce qui a toujours manqué aux films précédents : du punch !

Un seul plan de cette scène choc m'a procuré plus de sensations que les dix Star Trek précédents réunis : alors que le Kelvin est progressivement mise en pièces par les tirs romuliens, la caméra frénétique suit une membre d'équipage paniquée, courant se mettre à l'abri, jusqu'à ce qu'une nouvelle déflagration déchire la coque du vaisseau et propulse la malheureuse dans le silence sidéral. Effrayant et impliquant : on a vraiment l'impressoin d'y être. Le capitaine du Kelvin n'est autre que le père de James T. Kirk. Il périra dans l'attaque, non sans s'être sacrifié pour permettre à ses hommes et son épouse enceinte de fuir.

Depuis son module de sauvetage, elle verra son mari mourir sous ses yeux quelques secondes après avoir donné naissance à un petit James Tiberius Kirk, dans les larmes et le désespoir. Typique de ce schizo de JJ Abrams : mêler une certaine cruauté avec du mélo plus ou moins mielleux. Lost est truffé de ce procédé.

Tout le reste du film montre comment et pourquoi cet assaut meurtrier va déterminer l'avenir de Kirk... et au passage bouleverser la franchise Star Trek via un bon vieux paradoxe temporel (je ne puis en dire plus sous peine de spoiler comme un goret). Astucieuse idée pour justifier certaines retouches de taille concernant les héros, qui font déjà hurler moult fans (oui, Sulu a un sabre magique, Kirk malmène la "prime directive" et Uhura roule des pelles à...oups.. j'ai failli gaffer !)


Mais il faudrait vraiment être peine à jouir (non je ne vise personne !) pour bouder son plaisir devant ces 120 minutes de fun magistral et presque sans temps mort. Comme Joss Whedon, JJ Abrams a un sens inné de l'icônisation et multiplie les "money shots" pour les fans, comme pour les non-trekkies vaguement familiers de cet univers (un peu mon cas). Qu'il s'agisse de l'Enterprise en construction, des "live long and prosper", des vues de l'équipage de l'Enterprise au complet en combi moutarde ou bleu marin ou encore des panomariques spatiaux de toute beauté : on en a pour son argent et le frisson mélancolique nous étreint. A ce sujet, les effets visuels d'ILM sont extraordinaires et les 150 millions de dollars de budget semblent bel et bien à l'écran (l'avantage d'éviter l'embauche de stars au générique, ma bonne dame...).

Si je ne m'abuse, c'est d'ailleurs la première fois, depuis le tout premier Star Trek de Robert Wise en 1979, qu'un film de la franchise est nanti d'un vrai budget de blockbuster de première classe. Une enveloppe qui a permis à JJ Abrams de montrer autre chose qu'une bande de glands en collants accrochés à leurs tableaux de bord mais là réside aussi l'un des défauts du film.

Certes, comme il nous l'annonçait, JJ a bel et bien montré un 23e siècle "incarné" , via de superbes plans d'immenses gratte ciels de San Francisco et quelques scènes se déroulant dans des lieux de vie sur Terre (bar, chantier, appartement...). Mais ces efforts ressemblent davantage à un alibi, un décor en trompe l'oeil, faute d'être réellement intégrés à la narration. Rien ne se passe ni n'est montré en dehors des murs de la Starfleet academy et lorsque les Romuliens s'attaquent à la Terre, la caméra ne quitte jamais l'enceinte du bâtiment et se contente de montrer, de loin, un immense rayon d'énergie frapper tout près du Golden Gate bridge. Frustrant...


Tout en cédant à la mode agaçante du "cadrage à l'épaule pour faire actuel", le film reste lisible et offre une bonne demi douzaine de morceaux de bravoure visuels vraiment excitants, dont cette fameuse scène de space jump sur Vulcain à vous décrocher la mâchoire. Et je pose la question : s'est-on déjà décroché la mâchoire en voyant un Star Trek au cinéma ? J'en doute. J'ai aussi une petite préférence pour la séquence de course poursuite, au début du film, entre Kirk gamin, au volant d'une vieille guimbarde, et un trooper en plein Kansas sur fond de Sabotage des Beastie boys. Jouissif et totalement décalé !

Les acteurs ? Rien à redire : c'est un sans faute, avec une mention perso à Zoë Saldana (Uhura) et l'hilarant Anton Yelchin (Chekov). Sans être renversants, Chris Pine (Kirk) et Zach "Sylar "Quinto (Spock) sont aussi dans la note, tandis que le chouchou de ces geeks Simon Pegg remplit son contrat rire en Scotty. Surtout, l'introduction de chacun des protagonistes est l'objet de scènes toujours savoureuses. Aucun d'entre eux ne rate son entrée et dans le genre, celle du docteur McCoy (Karl Urban !), verbe haut et sale carafon de rigueur, est un petit chef d'oeuvre.

Enfin, JJ Abrams a très judicieusement réussi la soudure entre le public traditionnel de Star Trek et les nouvelles cibles via le retour de Leonard Nimoy en Spock venu du futur. C'est par lui, vitrine la plus familière de la saga, et le discours qu'il lui prête que le réalisateur symbolise l'ambition nouvelle de Star Trek : ne jamais oublier totalement la tradition tout en poussant ses héros vers une voie nouvelle.

Alors, Star Trek, un chef d'oeuvre ? Sûrement pas mais ce n'est pas ce qu'on lui demande. Pop corn movie assumé mais jamais crétin, spectacle somptueux, roller coaster généreux et maligne refonte du mythe : la fiesta spatiale de JJ Abrams remplit impeccablement son contrat et propulse enfin la franchise vers une réelle envergure cinématographique. Certes, on imagine bien la cascade de calculs marketing qui a dû présider à cette colossale entreprise (attention, calembour masqué) destinée à réanimer une juteuse franchise. Et alors ? Au final, le plaisir est là et pour la première fois, je peux dire d'un Star Trek que je foncerai en salles pour voir la suite.

Longue vie et prospérité à JJ Abrams !

Star Trek, de JJ Abrams : sortie nationale France le 4 mai 2009.

End of transmission...















vendredi 10 avril 2009

Star Trek.... and the verdict is...

Hey Rasczak's rednecks...

Projection de presse française de Star Trek ce matin, 9h30, au Gaumont Opera capucine (ex Paramount Opera) à Paris - stop.

Présents dans la salle bondée : journalistes, trekkies et la Scuds team au grand complet - stop.

Verdict de votre ami martien : excellent reboot autrement plus vivant que les hospices croupissants qu'étaient devenus les derniers films de la franchise - stop.

Quelques défauts de cuirasse mineurs mais globalement belle et généreuse carosserie, qui en a gros sous le capot. Critique plus détaillée en ligne ce week end - stop

Je dois aller faire mes courses au Champion - stop.

End of transmission...

mardi 7 avril 2009

JJ Abram's Star Trek : J - 3 (pour la projection de presse) !




Je suis en train de regarder House sur TF1. La saison 4 touche à sa fin, les deux derniers épisodes seront diffusés la semaine prochaine. Je ne pense pas que je glisserais la série dans mon Top 10 all time, mais c'est quand même une excellente, voire à l'occasion une grande série.

Les passages les plus réussis et intéressants sont définitivement ceux qui nous montrent le House côté jardin (secret) et explorent plus avant sa psychologie de grand malade mental. Ha merde, c'est la pub ! Bon je zappe sur M6 et La Nouvelle Star car....urrrk... hé non, je peux pas en fait... (bruits de complications gastriques)... au bout d'à peine 115 secondes j'ai déja envie de balancer ma table basse sur mon écran Panasonic 115 cm qui m'a coûté un bras... MAIS FOIN de digressions oiseuses, le thème de ce petit post tout rikiki est juste le nouveau Star Trek.

Je suis de plus en plus excité (intellectuellement, on se calme, tout doux hoooo) par la perspective de voir le reboot de la franchise en projo de presse vendredi prochain.

Et d'autant plus excité que nos camarades du site AICN ont posté les premières critiques de Star Trek et qu'elles sont fucking dithyrambiques !!! Apparemment le film déchire et au mieux, il frôle le chef d'oeuvre, au pire il s'affirme en méga divertissement surgonflé au fun. Et ça me va aussi !

(ha ça y est, House reprend...) Je n'ai jamais vraiment été un Trekker ni un Trekkie, bien plus un Star Wars fanboy, mais je dois reconnaître que cette fripouille de JJ Abrams n'a pas son pareil pour faire monter le surexcitomètre de son public.... et j'attends ce Star Trek comme jamais je n'ai attendu un Star Trek au cinoche jusqu'ici. Croisons les doigts...

Verdict ce week end...

End of transmission, computer !...

dimanche 5 avril 2009

Jackie Earle Haley = Freddie Krueger ? Ha ben ouais !




Ho, les avertis !

C'est encore moi... et avant de me refaire les trois derniers épisodes de la saison 6 de The Shield (je m'injecte à doses massives l'intégrale de la série depuis un mois), voici un ultime post au sujet de cette news que je viens juste de parcourir sur le site de Variety.

Jackie Earle Haley, impressionnant Rorschach dans Watchmen, vient d'être l'heureux élu pour enfiler les griffes de Fred Krueger dans le relaunch de la franchise en gestation chez New Line.

Bon choix, dois je dire, vu le talent du mec à incarner les psychopathes. En revanche, Haley a-t-il vraiment à gagner, sur un strict plan artistique, à se commettre dans un remake qui, à mon avis, ne fera qu'un piètre film ? Non mais franchement, autant j'adore Les griffes de la nuit, mais je suis pas sûr de hurler à la pleine lune en attendant le retour de Freddy, icône si typiquement eighties... Qui a vu le remake de Vendredi 13 au fait ? Anyone ?... Anyone ?

Pour les nostalgeos du griffu d'Elm Street (j'étais en 3e quand le premier film est sorti en France et vous ?), une petite madeleine et hop !...




Merde, j'ai les jetons maintenant, c'est malin...

End of transmission...

samedi 4 avril 2009

Watchmen a-t-il flingué les geeks ?


Hi, kids, Plissken here. Vous connaissez The Totally Rad Show ? Nan ? Bon, point grave cela n'est. Je vais t'expliquer, jeune Jedi.

Dans ce beau webcast culte de la web TV américaine Revision 3, l'excellent co-animateur Jeff Cannata commentait récemment en ces termes le film de Zack Snyder, qu'il adore : "We won". "On a gagné" (hé oui, les subtilités de la langue de William n'ont plus de secret pour John Plissken).

Le "on", c'était évidemment, vous, moi, nous, les geeks. Et nous avions gagné parce qu'en effet, Watchmen symbolisait la prise de pouvoir à Hollywood des fanboys. Zack Snyder en est un. Pur produit de la génération Star Wars perfusé à la comic book culture, il s'était battu bec et ongles pour imposer sa vision de ce que DEVAIT être une adaptation de Watchmen au cinéma

Grâce au succès de son précédent film, 300, les costards cavate de la Warner lui avaient laissé le champ pratiquement libre sur Watchmen, blockbuster à 150 millions de dollars dans lequel le sang gicle à gros bouillons, où les super héros sont soit fous à lier soit alcoolos en dépression et où l'un d'entre eux se ballade le zguègue à l'air un plan sur deux.

Le jackpot du sombre et réflexif Dark Knight avait certainement par ailleurs rassuré les executives de chez Warner sur la viabilité commerciale d'un film de super héros pour adultes. Et encore, Dark Knight était sorti aux USA sous le visa "PG 13" (int. aux moins de 13 ans non accompagnés d'un adulte). Watchmen, classé "R" (int. aux moins de 17 ans), allait encore plus loin dans l'absence de compromis et s'avérait totalement (trop ?) fidèle à l'oeuvre de Moore et Gibbons.

Voilà, on avait gagné, quoi. Qu'on aime ou pas Watchmen, il s'agissait en tout cas d'un film "de super héros" fait par un geek pour les geeks, pas pour les kids, et son succès attendu ouvrirait une nouvelle ère à Hollywood. Celle d'une liberté maximale pour les auteurs désireux de faire du cinéma de divertissement pour adultes, pas de sombres merdes tout public et sans cervelles type Daredevil, X Men 3, Spider Man 3, Ghostrider et une tripotée d'autres purges.

Le réveil est brutal.

Un mois pile poil après sa sortie américaine, Watchmen a péniblement franchi la barre des 100 M$ de recettes en salles aux Etats-Unis. The Dark Knight, en un seul week end, en avait rassemblé... 158 millions ! Bon ok, le film de Nolan était sorti dans 4300 salles sur le sol américain, contre 3600 pour Watchmen. Mais le compte, malgré tout, n'est pas bon. Not-one-bit...

Et en un mois, le "we won" se serait-il transformé en "we losed" ? Je m'interroge à juste titre because suite à la déception Watchmen au box office, les pontes de Warner tiendraient le discours suivant : les blockbusters classés R, basta ! Je n'aime pas Allo ciné, ces gros paresseux qui ne sont bons qu'à repomper de la news sur le web, mais bon comme ils le font bien, je vous renvoie à cet article revenant sur le bannissement du R chez Warner.




Désormais, même le raisonnement qui posait The Dark Knight comme une étape cruciale vers un cinéma de super héros adulte s'écroule à son tour : la débacle Watchmen amène les cadres de Warner à rétrospectivement considérer le dernier Batman comme la preuve qu'un film de super héros peut être à la fois sombre, exigeant... et classé PG 13.

Bref, terrible conclusion : chacun à leur façon, Christopher Nolan et Zack Snyder n'auraient-ils pas finalement hypotéqué involontairement l'essor de films de super héros, et plus largement de blockbusters, radicaux et classés R ? Va-t-on désormais devoir se fader des gros machins tout public, sans une goutte de sang ni un bout de nipple sous prétexte de la "plantade" (tout est relatif) Watchmen ?

Il y a fort à parier que Terminator Renaissance, distribué par Warner, sera ainsi hélas raboté en salle de montage pour obtenir la classification PG13 (hérésie ! Les Terminator movies ont toujours été classés R). Raaaah j'enrage !!!

Et d'une façon générale, même ailleurs, le climat semble être plutôt à mettre la pédale douce sur le Zola : Robert Downey Jr affirme lui même que le prochain Iron Man n'abordera finalement pas, comme il en était question, le thème de l'alcoolisme de Tony Stark (développé dans la BD en 1979 au cours du célébrissime arc narratif "Demon in a bottle", que les vieux lecteurs de Strange connaissent bien). Au fait, le tournage de Iron Man 2 commence ce lundi !


Alors ? Watchmen, malgré tout le respect que je dois à son intégrité artistique, ne nous aurait-il pas savonné la planche vers un cycle pénible d'édulcoration tous azimuts à Hollywood ? Un peu comme, toute proportion gardée bien sûr, l'effroyable gouffre financier de La Porte du paradis de Michael Cimino avait précipité, en 1980, la fin du Hollywood des cinéastes auteurs au profit d'un cinéma visant exclusivement le grand public et les teenagers gavés de Sprite ?

J'ai envie de dire : voilà un débat populaire et de qualité !

PS : à l'attention des fans de Scuds, on gamberge grave autour de Scuds et d'autres choses autour de Scuds pour mieux développer Scuds et un truc autour de Scuds.... et c'est super excitant ! (question : combien de fois le mot "scuds" a-t-il été prononcé au cours de ce PS ? Merci de poster vos réponses ici. Les trois premiers recevront un super cadeau à déterminer avec maître Moriçart, huissier. Attention y a un piège)

End of transmission...

dimanche 29 mars 2009

Streamy awards 2009- suite : le reportage photo exclusif

Ha ben on avait failli l'oublier !

Jerôme, aka The Old Cuban, envoyé spécial virtuel exclusif de JPFM depuis sa chambre aux Streamy Awards, a immortalisé quelques moments clé de la cérémonie dont je vous causais dans le post précédent.

Il faut saluer l'abnégation de notre reporter virtuel, qui a dû interrompre sa douce nuit de sommeil pour suivre les Streamy awards en direct, sur son macbook, décalage horaire avec Los Angeles oblige.

Exceptionnel et bravo Jéjé pour t'être réveillé à 5h du mat'... l'info n'attend pas les lèves tard, coco !

Alors sur les photos de haut en bas :

1) Joss Whedon, récompensé à plusieurs reprises pour sa web série culte Dr Horrible's sing along blog.
2) Lala et le Dr Tiki, recompensés pour la direction artistique de leur émission totalement déjantée Tiki Bar TV.
3) L'acteur producteur scénariste Sandeep Parikh et l'actrice web culte Felicia Day, récompensés pour la géniale web série comique The Guild.





Moi je dis chapeau Jéjé, belle ambiance nocturne feutrée, élégante, cosy.... et des images vues nulle part ailleurs ! (enfin heu, sauf si vous étiez connecté en direct cette nuit sur le site des Streamy awards...)

Bon, je retourne dans le réel. Les chroniques du Dr No reviennent dans un prochain post... si si.

End of transmission...

Streamy awards 2009, first edition : Dr Horrible et The Guild récompensés !



Buenos dias, los gringos geekos, Plissken hablar !

On connaissait les Emmy awards, les Oscars, les Grammy awards.... il va falloir maintenant compter avec les Streamy awards pour le web. Et ouais !!!

Les plus câblés d'entre vous le savaient très certainement, mais c'est hier soir à Los Angeles que s'est déroulée la toute première cérémonie de ces Streamy awards, retransmise en direct sur le site officiel de la soirée.

Equivalent des Emmy awards pour les programmes web, les Streamy awards étaient retransmis depuis le Wadsworth Theatre de Los Angeles et organisés par l'International Academy of Web Television, association à but non lucratif composée d'entreprises spécialisées dans les nouveaux médias.

26 récompenses furent distribuées dont :

24 Streamy awards (décernés par les membres de "l'académie")

1 Visionnary award (décerné par l'académie à une personnalité majeure de la web tv)

1 Audience choice award (vote du public de la meilleure web série, tous genres confondus)

Je mettrai en ligne un peu plus tard le palmarès intégral mais d'ores et déjà bravo à :

Dr horrible's sing along blog : lauréat du Audience choice award ; meilleur scénario pour une série comique ; meilleur réalisateur d'une série comique (Joss Whedon) ; meilleur acteur dans une série comique (Neil Patrick Harris)

The Guild : meilleure web série comique ; meilleure actrice (Felicia "rhaaa" Day) ; meilleur casting.

Alex Albrecht : meilleur présentateur web (pour son émission Project Lore)

Shatner Project : meilleure émission web de télé réalité (William Shatner, dudes !!!)





Et pour Dr Horrible's sing along blog ? Voici un extrait en dessous ! (matez le, on en cause dans Scuds 4)

samedi 28 mars 2009

SCUDS 4 : CHARGEEEEEEEEEEZ !!!!


SCUDS#4 from SCUDS on Vimeo.


Au programme : John Plissken (c'est moi) et ses space cowboys Jérôme et Arnaud s'étripent autour de Watchmen ; concassent Luc Besson et sa croisade antipiratage ; re-s'étripent autour de la web série Dr Horrible.

Enjoy !

Et royal au bar, on vous réserve un gouleyante surprise pour Scuds 5, en ligne vers fin avril....

E.O.T.... (oui j'aime bien essayer les initiales, ça fait sophistiqué).

Lost saison 5, c'est quand même vachement bien !


Hi smart geeks, Plissken speaking

N'y allons pas par quatre chemins : Lost 5, c'est d'la bombe. Et de la part des scénaristes de la série, c'est ce qui s'appelle se donner un sacré bon Dieu de coup de pied au cul. Ben oui, quoi, rappelez vous... A la rentrée 2006, alors que Heroes triomphait sur NBC et s'imposait, avec sa première saison, comme LA série hype du moment, Lost voyait ses audiences se tasser et surtout sa cote critique s'effondrer.

Logique :
à force de flashbacks bouchtroutoumous (si si ca veut dire quelque chose, relisez bien) et de questions sans réponse, la série de JJ Abrams devenait aussi palpitante qu'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée Nationale sur France 3. Te souviens tu, frère d'armes geek, de ces épisodes du début de la saison 3, interminables, où Kate et Sawyer passaient leur temps enfermés dans des cages chez les Zôtres, tandis que Ben demandait à Jack de l'opérer de sa tumeur. J'en ronfle encore. Et puis.....


Mis au pied du mur par les fans
et leur diffuseur ABC aux USA, les scénaristes se sont enfin remués. Rendue publique début 2007, la fixation d'une date de fin pour Lost (pour 2010 apres la saison 6) et la réduction du nombre d'épisodes par saison (seize contre 22 habituels) ont grandement aidé à resserrer les boulons et débarasser Lost de son gras narratif. Surtout (et là j'aimerais bien savoir qui, dans la "writer's room" a pondu un jour cette idée géniale), Lost s'est intégralement réinventée avec, dans l'ultime épisode de cette saison 3 transfigurée en cours de route, l'introduction des flashes forward. Mais si rappelez vous cette incroyable claque !



La saison 4 fut à la hauteur de ce nouveau départ
, en inaugurant l'autre grande idée incroyablement gonflée des scénaristes : les voyages dans le temps. Et je dois bien dire que, malgré un ou deux épisodes inévitablement faiblards, la saison 5 de Lost frôle l'extraordinaire. Je viens de visionner le 10e épisode et.... ouaaaah !!!!! Quel cliffhanger ! Sayid, Benjamin Linus, le coup de feu... c'est... c'est énorme ! C'est tellement bon de finir bouche bée stupéfait un épisode de série télé ! Certes je ne me rappelle pas de la moitié des circonvolutions scénaristiques de Lost depuis ses débuts et je serais bien incapable de dire si, oui ou non, les auteurs restent cohérents par rapport au labyrinthe de questions accumulées au bout de cinq saisons.

Peu importe : le plaisir est là, ainsi que l'impression qu'on ne nous mène pas trop en bateau. Une impression certainement illusoire, mais finalement, tout ce qui compte, c'est d'y croire, non ? Et franchement, alors que tous les indicateurs aux Etats-Unis montrent que le grand public ne veut plus de sagas feuilletonnantes mais des dramas à intrigues bouclées et héros central charismatique type The Mentalist, les choix scénaristiques de Lost font preuve d'un courage kamikaze qui force le respect (matez les audiences, c'est pas la fête...).

Car à moins d'avoir scrupuleusement suivi la série depuis sa création, qui peut entraver un seul épisode de cette saison 5 sans être totalement paumé au bout de trois minutes ? La trame lostienne était déjà suffisamment touffue, voilà maintenant que s'y ajoutent les paradoxes temporels ! De la folie, mais qu'est ce qu'on se marre ! Trop chère à produire en ces temps de crise et trop feuilletonnante pour le grand public, Lost est très certainement un modèle de série en voie d'extinction (jusqu'à un prochain cycle en tout cas).

Elle n'en est que plus précieuse à suivre et le compte à rebours qui nous sépare de sa conclusion définitive plus difficile à supporter !
Voilà c'était mon petit hommage du samedi soir à une oeuvre télévisuelle majeure qui n'a pas son pareil pour nous rendre accro à ses satanées énigmes sans réponse....
End of transmission...

dimanche 22 mars 2009

Les chéris de ces geeks, ep. 2 : Michael Ironside





Yeah... I know my little droogies... A peine ai je inauguré, avant hier soir, ma nouvelle rubrique Les Chéris de ces geeks que j'enquille déjà avec un second épisode. L'enthousiasme, que voulez vous.

En spéciale dédicace à ma vieille branche Thierry, voici donc un petit coup de zoom sur un autre second couteau absolument culte chez les fans de cinéma de genre. J'ai nommé Guillaume Canet. Revenez, je déconne : je veux parler de Michael Ironside bien sûr.

Rassure toi, homme ou femme d'impatience, ici ne sera point le lieu d'une laborieuse bio que tout un chacun peut dévorer sur le web. Comme avec Kurtwood Smith, je m'en vais juste ici adresser un petit coup de chapeau perso au bonhomme.

Mon tout premier souvenir de Michael Coin d'acier remonte à Scanners, de David Cronenberg. C'était en 1981, j'avais à peine dix ans. Le film était interdit aux moins de treize mais je pus néanmoins en apercevoir quelques lichettes à la télé lors de sa sortie en salles, via des extraits diffusés dans Temps X. Je vous parle bien sûr d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent connaître (Temps X, les frères Bogdanov avant leur inquiétante mutation, TF1 chaîne publique...).

Un extrait en particulier m'a terrorisé et longtemps hanté mon imagination: le passage, en ouverture du film, où Michael Ironside, alias le télépathe Darryl Revok, fait exploser la tête d'un malheureux congénère lors d'une démonstration de son pouvoir au cours d'un colloque scientifique. Ca ne vous dit rien ? Allez, petit rafraîchissement de mémoire :




Oui je sais, c'est un peu gore. Et j'avais dix ans, j'vous rappelle. Soyez maudits, frères Bogdanov !!! Scanners est certainement LE film qui, hormis d'avoir lancé commercialement la carrière de David Cronenberg, a ouvert à Michael Ironside les portes du royaume mémoriel geekien. Né en 1950, cet acteur canadien de formation classique, ex-champion local de bras de fer, a marqué dans Scanners des millions d'entre nous par son regard aux paupières lourdes, sa machoire carrée et l'impression qu'il incarnait la faucheuse, tout simplement. Un regard de Revok était un aller simple pour la mort. Une mort la plus horrible qui soit, par implosion crânienne précédée d'une montée en puissance terrifiante des symptômes annonciateurs du massacre.

Je me souviens avoir gardé longtemps en moi l'expression du visage d'Ironside pendant cette scène : sa pose icônique, ses yeux révulsés, sa bouche entrouverte laissant deviner une once de jouissance à désintégrer l'autre. Ironside a incarné dans Scanners LE mal sur terre et je vous promets qu'à dix ans, on y croit dur comme fer !

Un an plus tard, Ironside récidivait : je me rappelle de la bande annonce, vue au cinéma cette fois, du film canadien "Terreur à l'hôpital central" de Jean-Claude Lord (Visiting Hours en V.O). Damned, encore un rôle de psychopathe pour Michael ! Un serial killer assassinant des femmes, si mes souvenirs sont exacts. Je crois n'avoir jamais vu ce film, mais les quelques plans du visage d'Ironside dans cette bande annonce bien flippante achevèrent, après Scanners, d'incruster définitivement les inquiétants traits de ce très grand acteur au timbre de stantor dans ma mémoire de geek en formation.

Les autres rôles cultes de Michael (quasiment que des crevures) : l'irascible Tyler dans V, le major Paul Hackett dans Extreme Prejudice, Katana dans Highlander 2 (même dans les nanars absolus, il brille le Michael), Richter dans Total Recall et surtout, surtout, surtout, le lieutenant Rasczak dans Starship Troopers (sois béni Paul Verhoeven)... Et je passe, faute de temps, sur la quantité de rôles de guest star en télé dont Ironside nous a régalé et qui font de lui un cas classique de "l'acteur vu mille fois mais dont on ne se rappelle jamais le nom".

Ici bas, sur JPFM comme dans d'autres cercles de bon aloi, on est pas prêt de l'oublier, son nom : Michael Ironside. Un grand bonhomme qui mérite notre infini respect.

What else sur Michael ?
Joie, bonheur et félicité : il figure au générique de Terminator 4 (aka Terminator Renaissance, sortie France le 3 juin), dans le rôle de général Ashdown. Putain, ça sent la poudre !!!

Coming next... mais oui il arrive, le Dr No, il arrive....

End of tranmission...

vendredi 20 mars 2009

Les chéris de ces geeks : Kurtwood Smith




Amis de la geekitude et autre concept oiseux, bonsoir. C'est Plissken qui te parle.

Tout à l'heure, vers 18h54, alors que je revenais de l'excelllllllente boutique Album à Paris où j'ai claqué pour cent sept euros et quatre vingt quinze centimes de livres et comics divers, j'ai croisé dans le métro un mec qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à Kurtwood Smith.

Bing !!! Et voilà comment, en moins de temps qu'il n'en faut à Galactus pour bâfrer une planète, m'est venue l'idée d'une sorte de nouvelle rubrique récurente pour JPFM : parler de ces seconds couteaux, hommes ou femmes, qui au cinéma comme à la télé, occupent une place très chère dans le coeur des fanboys et fangirls de la planète (ha ben oui, j'ose le dire).

Ce ne sont ni des superstars ni forcément les meilleurs comédiens du monde, mais leur seule présence à un générique, leur tronche, leur voix, leur jeuxfamilier entre mille parviennent à sauver du naufrage certains absolus nanars dans lesquels, parfois, ils se compromettent.

On les aime, parce qu'ils ont incarné, le temps d'un film ou d'une série, un rôle foudroyant et inoubliable. Et parce que depuis ce rôle, on les suit à la trace, partageant parfois notre engouement avec d'autres happy few, exultant dés que leur nom réapparait au détour d'une production, en guest star ou en haut de l'affiche.

Le grand public, au mieux, identifie parfois le visage de ces géants discrets sans jamais arriver à mettre un nom dessus. Quelque part, tant mieux non ? Leurs fans (vous, moi...) conservent ainsi l'illusion que ces artistes sont de vieux amis, qu'ils nous appartiennent un peu et que nous ne sommes qu'une poignée d'initiés à reconnaître leur talent...

Bref ! J'interromps la guimauve pour revenir à mon Kurtwood Smith. C'est lui qui reçoit ce soir l'insigne honneur d'inaugurer cette rubrique (non mais tu te rends compte, Kurt ?).

Kurtwood est un chéri de ces geeks, en effet. Il l'est instantanément devenu en incarnant l'immonde truand sanguinaire Clarence Boddicker dans Robocop, le chef d'oeuvre de Paul Verhoeven.

Le film est sorti en France le 20 janvier 1988. Je suis allé le voir un samedi soir, avec ma bande de potos, au Gaumont Marignan des Champs Elysées. Le plan classique. J'avais 16 ans, j'étais en 1ère et ma cinéphilie battait la chamade grâce au magazine Starfix. Le film, royalement ignoré à l'époque au festival d'Avoriaz qui lui avait préféré Hidden, m'a collé une claque monumentale. Je découvrais Verhoeven, Peter Weller (alias Murphy/Robocop)... et Kurtwood Smith.

Kurtwood Smith m'a proprement terrifié dans le rôle de Clarence Boddicker, l'homme de main de ce vieux salopard de Dick Jones (joué par Ronny Cox, t'es dans ma liste toi aussi, plus tard, vieille ganache... tout comme en fait les trois quarts du casting de Robocop).

Avec sa voix nasillarde et son faciès de fouine, Kurtwood Smith a incarné avec Boddicker l'une des plus belles ordures du cinéma américain. Un meurtrier cynique, un fauve psychopathe sans une once de scrupule moral. Oui oui, un enculé à 100%, on peut le dire. Mais si crédible dans son absence totale d'intérêt pour la vie d'autrui que chacune de ses scènes, aujourd'hui encore, vous donne l'envie de vous faire tout petit devant l'écran.

La scène de la mise à mort de Murphy, crucifié sous les balles d'un Boddicker hilare me fait toujours autant froid dans le dos. Celle où Boddicker exécute froidement le jeune yuppie arrogant Bob Morton m'avait également tétanisé. It still does. Et que dire du face à face final entre Robocop et Boddicker, qui finira la carotide transpercée par notre cyborg adoré ? Anthologique !!! Jouissif !!! Le salaud arrogant périt par le glaive et ça fait du bien, fuck les atermoiements psychologiques relativistes pour bobos téléramiens ! Pardon, je m'emporte...

Après Robocop, Kurtwood a continué à jouer les êtres déplaisants, les flingues en moins, comme dans Le Cercle des poètes disparus (le papa castrateur de Robert Sean Leonard, c'est lui) ou la sitcom That 70's show (Red Foreman, son personnage, est un père indigne aussi réjouissant qu'Al Bundy).

Et dans la saison 7 de 24, il joue quoi notre Kurtwood d'amour ? Blaine Meyer, un sénateur imbuvable, avec toujours la même voix sentencieuse du pif, qui pense rien qu'à fiche notre Jack Bauer préféré derrière les barreaux pour usage illégal de la torture. Non mais dis Clarence, tu te foutrais pas un peu du monde ? Tiens je vais me remater la fin de Robocop...


What else sur Kurtwood ?
Il faillit bien être Al Bundy dans la sitcom Mariés deux enfants et faillit bien ne pas être Red Foreman dans That 70's show (le rôle était à l'origine prévu pour Chuck Norris). Véridique ! Il joue par ailleurs fréquemment au squash avec John Plissken.

Coming next... le retour du Dr No (nooooooooooo !!!!!!)... qui aurait inspiré aux scénaristes de Robocop le personnage de Clarence Boddicker.

End of transmission...









Le super héros du jour (non c'est pas Superman)



Greetings, programs... Plissken speaking

Il n'a ni cape, ni super pouvoirs (mais une incroyable paire de couilles). Et je vais peut être me faire taper sur les doigts, parce que je vais parler d'un mec qui n'a rien, mais alors rien à voir avec l'univers qui intéresse présentement ce blog.

Il s'appelle Patrick Cassou. Ca ne vous dit rien ? Non, il n'est ni dessinateur de comics, ni acteur français importé dans Lost, ni cadre chez Pixar ou futur interprète de Captain America.

Patrick Cassou est ce proviseur du collège Pablo Picasso de Garge-les-Gonesse qui, hier après midi, a fait rempart de son corps pour empêcher un élève de son établissement de se faire lyncher par une dizaine de fous furieux (une bande, il paraît) venus de l'extérieur pour, suite à un règlement de compte, tabasser le dit élève à l'intérieur de l'établissement.

J'ai entendu, ce matin sur France Info, le récit par Cassou des événements. Le mec a fendu la foule pour se jeter sur l'élève menacé, le plaquer à terre et encaisser les coups à sa place. Il s'est pris par les autres enragés une volée de coups de pied, coup de poings et même un coup de marteau sur la main. Génial non ?

Cassou s'en est heureusement tiré avec de "simples" hématomes, il a sauvé son élève et je ne sais pas pourquoi, mais j'ai eu envie d'en parler ici ce matin. Dans ce réel de plus en plus effrayant par la violence aveugle croissante de certains individus, on a hélas (ou heureusement, serais je tenté de dire après avoir vu Watchmen ;-)) ni Spider Man ni Batman pour foutre une branlée aux vilains. Mais il reste encore, heureusement, des mecs comme ce proviseur qui n'a écouté que son courage pour voler au secours d'un môme en danger face à une horde incontrôlable.

Qu'aurais je fait moi même à sa place ? Et vous qu'auriez vous fait ? Merde, comment je me prends la tête ce matin moi, purééééée... Bon c'est l'heure des tartines.

Ne t'inquiète pas, plèbe geek, je reviens à mes moutons dans le prochain post (ce soir si tout va bien).

End of tranmission...

jeudi 19 mars 2009

Battlestar Galactica + Onu = j'hallucine, geeks are EVERYWHERE !





Bon ok...

La planète est au bord du gouffre financier, un cataclysme social se prépare, le terrorisme menace de nous déchiqueter d'un jour à l'autre, nos mers se vident et notre ozone se troue (sans même parler de mes charges impayées), mais à part ça... on vit quand même une époque formidable, quoi, merde ! Geekement parlant, j'veux dire...

Aurait-on pu imaginer une nanoseconde que les acteurs de V ou de Farscape soient un jour invités à débattre de questions de société au sein de ne serait ce qu'une obscure sous commission d'un comté de ploucs du fin fond de l'Arkansas ? Je dis non !

Alors imaginez le séisme d'émotion dans toute la planète geek suite au forum qui s'est tenu, le 17 mars au siège des Nations Unies, entre quatre membres de l'équipe de Battlestar Galactica (Mary McDonnell, Edward James Olmos et les cerveaux de la série, Ron Moore et David Eick) et un parterre de 300 étudiants et représentants de l'Onu ??? NON MAIS C'EST COMPLETEMENT DINGUE, JE DÉFAILLE, MES SELS VITE !

Alors, que s'est il passé au juste ? Très simple. L'an dernier, Ban Ki-Moon, Secrétaire Général des Nations Unis, annonçait la création au sein de sa belle organisation de la "Creative Community Outreach Initiative" : une entité chargée de sensibiliser le grand public à certaines grandes questions de portée internationale auxquelles l'Onu fait face au quotidien.

Visiblement, quelqu'un au sein du département de l'Information onusien kiffe BSG puisque sous l'égide de cette "Initiative", la série a été choisie comme pivot d'une soirée de débats autour de questions comme le terrorisme, les abus sexuels contre les enfants, le racisme, les droits de l'homme, la nature du bien et du mal... Le tout entrecoupé d'extraits de la série judicieusement choisis comme illustration de ces thèmes, fréquemment abordés, frontalement ou indirectement, par les intrigues de Battlestar Galactica.

De l'aveu des témoins présents, en plus d'être réellement intéressante dans le fond, la soirée fut un moment inoubliable de geekasm ( = geek orgasm, thank you Pr Plissken).

Excusez du peu : Whoopi Goldberg (grande fan de BSG) en modératrice, une salle d'audience à la déco évoquant les 12 colonies de la série et, pour ouvrir les débats, cette déclaration de Craig Mokhiber, Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme : “Il y a quelques mois, nous célébrions le 60e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, un des documents fondateurs de notre organisation. Quand vous pensez à ce à quoi ressemblait le monde à l’époque où cette déclaration a été adoptée, ce n’était pas différent de la représentation vue dans Battlestar Galactica, suite à une horrible guerre où l’on a pu voir les formes les plus extrêmes de la cruauté humaine à grande échelle.” (je continue à halluciner, moi)

Evoquant les Cylons, dont la saison 4 de BSG nous montre qu'ils ne sont pas forcément les salopards mécaniques que nous pensions, le même Mokhiber s'est aventuré sur un terrain plus glissant, celui du relativisme moral. Cette citation du bonhomme me fait tiquer mais je vous la ressors tout de même pour son côté "geekasm approved" : “Nous sommes tous des Cylons, chacun de nous est un Cylon. Et il faut vous défaire de l’idée de gentil et de méchant, parce que la vérité, c’est qu’aujourd’hui je suis peut-être une victime, mais demain je serai peut-être le bourreau.”

Mouais... même si dans le cadre d'une fiction ce postulat est essentiel, je le prends avec plus de pincettes dans le réel... J'ai vu cette phrase notamment trop souvent détournée chez certains pour justifier certaines opinions antisémites qui ne disaient pas leur nom. Mais passons, comme je le disais, c'est pas sur JPFM qu'on va développer ce genre de question !

Le summum de la soirée fut atteint lorsque Mokhiber rappela que l'Onu avait pour mission de défendre les droits de tout homme, quels que soient sa race, son sexe, son ethnie... Ouuups, la boulette ! Militant antiraciste notoire, Edward James Olmos, en plein "Adama style" (pour les nuls en BSG : du nom de son perso dans la série, le commandant Adama), s'est alors lancé dans une longue tirade enflammée contre ce concept de race, en concluant ainsi : "Il n'y a qu'une seule race, et c'est la race humaine. Point final" Et l'acteur, visiblement ému, de ponctuer son final du fameux "SO SAY WE ALL !"... auquel toute l'assemblée a répondu du tac-au-tac, comme dans la série : "SO SAY WE ALL !". L'hallu totale continue...

Bref, tout cela était peut être un poil vaseux, voire oiseux, mais finalement, le plus important dans tout ça, c'est qu'on a vu une série de SF bourrée de Cylons vicelards et de vaisseaux Viper belliqueux se faire dérouler le tapis rouge au siège des Nations Unis. Et ça, les aminches, on est pas prêt de l'oublier !

Encore une nouvelle victoire de la culture geek dans sa guerre contre les esprits obtus...

SO SAY WE ALL !


PS : même si je ne suis pas un fan acharné de BSG, je dois reconnaître qu'il s'agit d'une série capitale et je m'associe au deuil de tous ses fans pour la diffusion de l'ultime épisode, ce vendredi 20 mars, sur Sci-Fi US (ha merde, faut l'écrire "Sy Fy" maintenant, il parait...). Amen.


End of transmission....







lundi 16 mars 2009

Rions un peu avant Spider Man 4



Hi les aminches, Plissken here.

Je vous préviens c'est du lourd. On connaissait déjà la série télé américaine toute ripou produite entre 1977 et 1978 pour CBS, avec Nicholas "huitre avariée" Hammond dans le rôle de Peter Par... quoi ? Ha, vous connaissiez pas la série télé US non plus ???

ok, j'ouvre une parenthèse, prenez ça dans la face :



Hilarious, izn'it ? Et encore, c'est du pipi de mérou à côté de ce dont j'allais vous parler avant de m'interrompre : une autre série Spider Man, japonaise celle là, produite aussi en 1978 par la célèbre firme Toei (et moei contre le reste du monde... ok bad joke...).

Cette série ultramegafunky, appelée simplement "The Japanese Spider Man" par les ricains et "Supaidaman" en VJ (version jap) a fait pendant longtemps les délices des internautes curieux et patients qui l'avaient repérée sur la toile (hihi...).

Marvel, qui avait cédé en 1978 la licence de Spider Man à la Toei pour en faire ce qu'elle voulait sur le Japon, a décidé voici quelques semaines de reprendre sur son site des épisodes de ce feuilleton il faut bien le dire totalement hallucinant pour nous occidentaux. Imaginez Spider Man accouplé avec les Power Rangers et vous obtenez ce résultat certes improbable mais, comme le souligne fort à propos Merrick du site AICN, tellement plus fun que Spider Man 3 !

N'hésitez pas à vous faire l'épisode entier, de préférence à l'issue d'une soirée riche en psychotropes, en plus c'est sous titré en anglais et quand on saisit les subtilités de l'intrigue, le plaisir n'en est que meilleur !

Mon Top des choses que je préfère dans Supaidaman :

- Le "yeah yeah yeah wow" du générique (cf début du post)
- La pose "roaaarrr" de Spider Man au début du dit générique.
- Le nom du robot géant de Spider Man : le Léopardon. Je ne m'en lasse pas.
- La découverte par le jeune héros Takuya de ses pouvoirs de Spider Man dans sa chambre.
- La bande son sur les bastons (Batman TV enfoncée au riromètre).
- Le combat final entre Léopardon et le Boukunryu (c'est le robot géant des forces du mal).
- Non mais tout en fait.... matez... et restez pétrifiés d'admiration émue devant cet indescriptible spectacle...

Ok je sais, j'avais dis dans mon précédent post que je parlerais de Watchmen mais était-il pensable de laisser passer une telle occasion de poilade ? Je dis non !

See you later pour deviser sur de la série téloche (Lost ? 24 ? Dollhouse ? Damages ? Sais pas j'me tate...)

End of transmission (et cliquez pas sur lire la suite, c'est la fin du post)

dimanche 15 mars 2009

John is back for more ! Je dégaine Scuds 3....


Naaaaaonnnnnnnnnnnnnnn !!!!!! Fidèle public qui m'a réclamé à corzéacri !!!! JPMARS isn't dead  !!!

John Plissken reprends les armes et j'ai bien lu les messages d'encouragements (trois ou quatre mais c'est largement suffisant) de certains d'entre vous qui (sans blague) m'ont réchauffé mon petit coeur de martien.

Il est hors de question que je laisse plus avant ce blog à l'abandon. D'autant que le Dr No, oui toujours lui, ne cesse de m'envoyer par Chronopost des poupées vaudou à mon effigie percées d'une aiguille supplémentaire à chaque colis avec toujours la même note rageuse griffonnée au feutre rouge sur un post it graisseux : "et mes chroniques DVD, tu les publies quand Téchiné fera un Vendredi 13, connard ???"

DONC ! Par esprit de survie autant que pour répondre aux suppliques de la plèbe, je réanime JPMARS.COM. Et voilà pour commencer, en guise de hors d'oeuvre, un petit rappel de Scuds 3, en attendant de nouveaux posts à partir de demain.

Et sinon, je persiste : respect à Watchmen (on en recausera dans Scuds 4...et moi même ici demain soir)



SCUDS#3 from SCUDS on Vimeo.

samedi 7 février 2009

John Carpenter doit-il prendre sa retraite ?


Ouais, les poteaux, je sais, c'est une question du genre pas digne de la part du fan que je suis depuis l'âge de dix ans (et oui relisez ici un peu mon allégeance à Big John, les aminches)

Mais à ma décharge, l'auteur de cette assassine interrogation vient d'outre Atlantique. Christopher Rosen est son nom et je viens seulement de lire sa missive, datée du 4 février, dans le New York Observer. Les anglophones avertis peuvent lire ici le billet anti Carpenter du monsieur. Et la suite ?

En résumé, Christopher (qui n'a désormais plus que quelques jours à vivre, j'ai payé deux tueurs arméniens pour le saigner comme un goret), part d'un constat : le prochain film de John Carpenter, The Ward (tourné avant ou après son autre projet, Riot, avec Nicolas Cage ? caramba, je ne sais pas !), refoule sérieux de la pelloche avec son script faisandé. Lisez plutôt : dans The Ward, Amber Heard (vue dans Pineapple express) incarne une nana (ha bravo John, ça c'est du scoop !) internée dans un vieil hôpital psychiatrique et bientôt terrorisée par un fantôme (lire ici la dépêche). Certes : c'est pas très bandant, comme histoire.

Et Chris Rosen de se demander si Carpenter, malgré son âge relativement jeune (61 ans), ne devrait pas raccrocher pour de bon, vu la spectaculaire chute de qualité de son art depuis Ghosts of Mars. Plus grave : selon Rosen, le paysage formel cinématographique a tellement évolué depuis les classiques de Carpenter que, pour s'adapter aux canons visuels d'aujourd'hui, Big John devrait forcément renoncer à l'esthétique old school à petit budget qui est justement au coeur de son identité de cinéaste. D'où la conclusion de Rosen : John ferait mieux d'arrêter les frais maintenant.

Merde alors, je sais pas moi.... Il m'énerve ce Rosen, mais son point de vue me hante (bouuuuuhhhh - non, je vous confirme, c'est pas simple d'imiter un fantôme par écrit). En même temps, son grand âge n'a pas empêché John Huston de réaliser L'Honneur des Prizzi en 1985, et que dire d'Eastwood ? Bref je suis confusé, mon Dieu que je suis confusé ! Il faudra que j'en parle à Mme Praloud (c'est ma boulangère, qui m'a tiré plus d'une fois du pétrin... oui ho bon ça va)

Croisons les doigts pour que The Ward redresse miraculeusement la barre et que John Carpenter fasse taire tous les importuns qui l'ont enterré trop vite.

Même dans le navet navrant, je reste avec toi Johnny C !

End of transmission (to Mars...)







Quoi ? J'ai oublié Scuds 2 ???


SCUDS#2 from SCUDS on Vimeo.

dimanche 1 février 2009

Superbowl 2009 : les bandes annonces qui excitent le John


Hi folks, Plissken here. 

Le Superbowl, y en a qui connaissent dans la salle ?  Anyone ? Mais oui forcément. Il s'agit de la finale annuelle du championnat de football américain, retransmise en direct, généralement vers fin janvier/début février et suivie par un sacré putain de nom de Dieu de pacson de téléspectateurs américains : autour de 141 millions selon Nielsen. L'Olympe de l'audience, quoi.

Et c'est justement parce que littéralement la moitié de l'Amérique est vissée devant sa télé pour mater  l'événement que les annonceurs n'hésitent pas à acheter à prix d'or les spots publicitaires diffusés à l'antenne. Et parmi ces spots, les cinéphiles guettent toujours les bandes annonces des films les plus attendus de l'année. J'ai dis films ? Pardon, des gros blockbusters qui déchirent mais remuent rarement les méninges plus que les tripes... Pour sûr, on ne risque pas de voir au Superbowl la bande annonce du prochain Téchiné. 

Pour info, c'est sur NBC que la finale du Superbowl, qui se disputait cette année à Tampa (Floride), a été diffusée ce 1er février. Et c'est France 2 qui la retransmets chez nous.

Bon ok, j'en vois qui piquent déjà du nez, alors je rentre dans le vif du sujet : les fucking bandes annonces. Cette année, on a eu droit à huit gros spots bien juteux : Star Trek ;  Transformers : revenge of the fallen ; GI Joe : rise of the Cobra ; Fast and furious ; Up ; Land of the lost et enfin Year one.

Alors, pour peu que ça t'intéresse, petit geek, voilà mon palmarès, dans l'ordre décroissant
1) Star Trek : nouvelles images qui me donnent encore plus envie de voir ce film. Ce qui est chiant avec JJ Abrams, c'est que la promesse de ses films est plus excitante que les films eux mêmes. Cf Mission impossible 3 (qu'il a réalisé) et Cloverfield (qu'il a produit).... même si j'aime quand même beaucoup Cloverfield. Bref, pour moi, c'était LE spot de cette soirée du superbowl et Star Trek, je t'attends grave ! Sortie France : 6 mai 2009.




2) Transformers : Revenge of the fallen (Transformers : la revanche). Ha mais bien sûr que le premier Transformers est une bouse intersidérale et décérébrée aussi consternante qu'une soirée en tête à tête avec Jean-Luc Reichman. Cette suite sera certainement à peu près aussi con, mais la dose de kaboom surmultipliée promise par ce teaser font, misère de moi-même, vibrer ma glande bourrinale. Sortie France : le 8 juillet.


3) Year one. Certes, Harold Ramis a aussi réalisé des navets depuis, mais son Un Jour sans fin reste une des plus grandes comédies américaines des années 90. Et cet extrait s'avère très drôle, merci Jack Black. Sortie France  :  5 août.


4) Up (Là haut). Le nouveau Pixar. Il me semble qu'Arnaud en parle dans son ego trip du prochain Scuds (en ligne cette semaine, sur www.scuds.tv, ouiiii !). J'adore cet extrait : marrant, tendre, beau, la signature Pixar quoi. Sortie France : 29 juillet.


5) Land of the lost. Adaptation de la série cuculte des années 70. Qu'en attendre ? Je ne sais guère, certainement pas un chef-d'oeuvre, mais Will Ferrell est aussi tordant dans ce teaser que Jack Black dans celui de Year One. Pourquoi on n'en a pas des comme ça chez nous, hein, dites ? Sortie France : 5 Août.


6) GI Joe : rise of the Cobra (GI Joe : le réveil du cobra). Je déteste les films de ce blaireau démago de Stephen Sommers (La Momie et ses suites...). Et celui-là sera certainement complètement débile. Mais il y a un plan qui m'excite terriblement dans ce teaser : la Tour Eiffel ravagée par une explosion et s'effondrant dans la Seine. Un truc que j'ai souvent imaginé, entre les stations de métro Bir-Ackheim et Passy sur la ligne 6, quand le métro aérien enjambe la Seine. Et boum ! Ces quelques seconde ont soudain miraculeusement reconstitué sous mes yeux ce vieux fantasme imaginaire (et qui restera à jamais un fantasme,  je l'espère bien entendu, je l'aime bien ma Tour Eiffel moi !). Sortie France : 12 Août.


7) Fast and furious 4 : hyper spectaculaire (normal) et sûrement totalement, effroyablement, irrémédiablement NUL à l'arrivée (comme les trois précédents). Sortie France : 8 avril.