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mercredi 19 novembre 2008

Dr No vs the flying DVD : Indiana Jones 4, Starship Troopers 3, Iron Man.




Goooooooooood morning Geeknaaaaam ! (soupir)
Dr No, notre expert DVD, n'a rien à envier à David Mikanowski sur deux points (hormis une passion illimitée pour les choux de Bruxelles) : une cruauté sans retenue envers les nanars et un plaisir sadique à les démembrer verbalement (c'est un peu pareil en fait). Et maintenant en plus, le faquin, il s'en prend même aux vieux (cf Indy 4) ! En même temps, j'y peux rien, ça me fait rire.

Heureusement, notre bon docteur n'est pas totalement inhumain (pas encore) et aussi, parfois, lui arrive-t-il de s'attendrir pour quelque oeuvre plus aboutie que les purges qu'il me propose de chroniquer. Cette semaine c'est Iron Man qu'il épargne... Mais je le vois déjà qui s'agite, bistouri menaçant en main, ok cher docteur, à vous de jouer ! JPFM....
Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal, de Steven Spielberg (*)
Papy Jones est énervé. Il a remis son chapeau élimé et sa veste en cuir surannée. Muni de son fouet légendaire et d’un déambulateur (c’est qu’il se fait vieux maintenant), l’archéologue le plus célèbre du cinéma est parti pour une nouvelle aventure. La quête du ridicule le plus absolu (hé v'lan ! - NDJP). Et rassurez-vous, après moult péripéties, il va y parvenir avec une aisance sidérante pour son âge canonique. Il n’y a pas de raison, Steven Spielberg a le droit lui aussi, comme son ami George Lucas, co-producteur du film, de saboter et ridiculiser une des sagas les plus fantastiques du cinéma populaire mondial. Il n’y a pas de mot assez fort pour décrire le sentiment de trahison et de ressentiment qui ressort après la vision de ce pathétique navet. Tout est grotesque. L’intrigue, les personnages, les effets spéciaux, il n’y a rien à sauver. Allez hop ! Tout ce p’tit monde à la maison de retraite !! (RIP, petit DVD - NDJP)
Sortie le 25/11 chez Paramount Home Entertainment.
Starship Trooper 3 Maraudeur, de Ed Neumeier (*)
Les arachnides sont de retour ! Et elles continuent de démembrer avec passion cette pathétique armée terrienne constituée d’acteurs et d’actrices de secondes zones (pour être gentil). Heureusement Casper Van Dien (ce bon aryen de héros du premier opus) est là pour sauver le monde et mettre minable ces féroces insectes de l’espace qui veulent, jusque dans nos bras, égorger nos filles et nos compagnes… Paul Verhoeven, avec Starship Troopers premier du nom en 1997, avait signé un chef d’œuvre pamphlétaire, pervers, délirant et visionnaire. Sa dénonciation virulente de la propagande guerrière et fanatique du gouvernement terrien rappelle une certaine période, sombre et honteuse, de notre histoire récente. Malheureusement ses deux suites ne tiennent pas une micro-seconde la comparaison. Edward Neumeier, scénariste de l’original, tente désespérément de s’élever au niveau de son illustre aîné. À défaut d’être sarcastique, il est juste pathétique. Starship Troopers 3 est un nanar de l’espace (finalement c’est logique) sans queue ni tête. Do you want to know more ? Hope not !!
Sortie le 3/11 chez Gaumont Columbia Tristar

Iron Man, de Jon Favreau (****)
Alleluiah mes frères ! Voici enfin un super-héros, un vrai (enfin non, mais en fait si, bref c’est un peu compliqué). Pas un super-tocard ou un super-bouffon comme on a pu en voir une quantité invraisemblable ces dernières années. Et c’est le génial Robert Downey Jr (acteur fantasque et fantastique qui s’était perdu un temps dans l’alcool et la drogue) qui incarne le plus ambigu des super-héros Marvel, Tony Stark alias Iron Man. Comme Batman, Iron Man est un homme (à peu près) comme les autres, sans super pouvoirs… Et c’est ce qui rend ce personnage si intéressant. Robert Downey Jr était l’acteur rêvé pour incarner ce héros alcoolique, fêtard et iconoclaste en quête de rédemption. Et il est proprement génial. La distribution est d’ailleurs la grande force d’Iron Man. Gwyneth Paltrow et Jeff Bridges sont aussi parfaits qu’inattendus dans ce blockbuster ironique. Iron Man est tout simplement le plus intéressant film de super-héros depuis les Batman de Tim Burton (oui alors, heu, là, je m'insurge carrément parce que moi j'adore Spider Man 2 mais bon c'est la rubrique à No, donc je me tais pfff... fassiste ! NDJP)
Sortie le 5/11 chez M6 Video


dimanche 5 octobre 2008

There will be blood. Le Roi scorpion 2. Doomsday






Le Dr No dépérissait depuis quelques jours : j'avais du retard dans la mise en ligne de ses chroniques DVD. Alors qu'il s'apprêtait à pratiquer d'innomables actes de barbarie envers d'innocents rongeurs pour passer sa colère, j'ai pu dégager enfin un peu de temps et de place sur ce blog pour trois de ses nouvelles missives. Ce type est un malade mais je dois lui reconnaître une sacrée plume.


Entre deux nanars dégommés par ses soins sadiques, le Dr No encense aussi parfois et cette semaine c'est There Will be blood qui fait les frais de sa rare clémence.


Mais lisez la suite bon sang au lieu de rester plantés là !!!


PS : je rappelle que ces chroniques DVD concernent uniquement les films sortis à la location. Si vous avez dans l'idée de vous faire une pitite soirée video locative, voilà donc une rubrique conseil idéale ! Merci qui ?
THERE WILL BE BLOOD (Buena Vista) (Nomètre : 4/5)
Il va y avoir du sang ! Mais le sang dont nous parle Paul Thomas Anderson n'est pas le fluide rougeâtre qui coule dans nos veines. Pas seulement. C'est le sang de la terre, le pétrole. Ce liquide noir comme la mort qui détruit et corrompt tout sur son passage. À travers la description fulgurante de l'ascension et la décadence d'un prospecteur, (le génialissime Daniel Day Lewis) Anderson décrit une Amérique rongée par le vice et l'avidité. Et le duel à mort que se livrent ce prospecteur et un jeune pasteur fanatique en dit long sur un pays plongé dans la folie et l'autodestruction. Le pouvoir de l'argent et le pouvoir de la foi se disputent l'humanité tout entière pour l'asservir (mais c'est qu'il me fout les jetons, là, le doc' ! NDJP). Et le destin du personnage de Daniel Day Lewis est semblable à celui d¹Orson Welles dansCitizen Kane. La solitude, la paranoïa et la déchéance. Tétanisant !

LE ROI SCORPION 2 : GUERRIER DE LÉGENDE (Universal) (Nomètre : 2/5)
Ah l'Heroic Fantasy ! Quel bonheur ! Quel spectacle de voir ces bodybuilders californiens (ou autrichiens...) au corps huilé et stéroïdé de partout se ravager mutuellement la tronche à grands coups d'épées et d'absence de talent (ouais mais, doc', tu crois que c'est simple de se concentrer sur le jeu quand on se trimballe une épée de 25 kg forgée par Crom ? NDJP) ! Le Roi Scorpion 2 est la suite inattendue du spin off (et prequel) du deuxième volet de la saga La Momie (attention au claquage de neurones). Et c'est le pauvre Russel Mulcahy (qu'il est loin le temps de Razorback et d'Highlander) qui réalise ce pathétique direct to video. Amis du grotesque et du portnawak cinématographique, ce film estf ait pour vous ! Le Roi Scorpion 2 est un nanar de première catégorie. Un carnaval d'inconnus qui font tout pour le rester. Et quelque part c'estbeau. C'est toujours un plaisir (pervers) de contempler ce genre d'aberrations. Russel Mulcahy se démène comme un fou pour fournir ce spectacle «grandiose». Merci Russel. Merci de concasser la mythologie avec autant de sérieux et d'entrain (aaah la gueule du Minotaure, tout un poème). Tu as su réveiller le Renny Harlin qui était en toi. C'est si bon de rire...


DOOMSDAY (M6 VIDÉO, sortie le 4 octobre) (Nomètre : 2/5)
Le film post-nuke (ou post-apocalyptique) est un sous-genre cinématographique enthousiasmant. Entre des chefs d'oeuvres, comme la trilogie Mad Max (ha non, pas le trois, pas le trois ! NDJP) ou le plus méconnu New York ne répond plus (avec Yul Brynner) et les nanars de l'espace rigolos ou consternants (Waterworld, The Postman ou la flopée de zèderies italiennes des années 80), on ne s'ennuie jamais. Neil Marshall, réalisateur anglais, auteur du terrifiant The Descent, s'offre une récréation avec Doomsday. Des punks dégénérés, des poursuites en voitures, une course contre la montre et la mort, ce film est un mélange sans imagination mais efficace de Mad Max 2 et de New York 1997 (raaaah John Carpenter mon idoooleuu. Pardon... NDJP). Ce manque cruel d'invention empêche cette série B spectaculaire de sortir du lot. Dommage.
Dr No




dimanche 21 septembre 2008

DVD : le Dr No examine John Rambo et Sweeney Todd

Il est le Dr No, celui qui dit toujours "non" aux navets. Désormais, il passera au crible de son fiel les sorties DVD. Et parfois indulgent se montrera. Dr No, c'est à vous mon petit !

SWEENEY TODD, de Tim Burton (sortie le 25/08, Warner Home video) Tim Burton et Johnny Depp reforment leur mythique duo… Après l’excellent Edward aux mains d’argent et le chef d’œuvre Ed Wood, sans oublier le poussif Sleepy Hollow, ils reviennent avec cette comédie musicale horrifique où le sang coule comme un torrent. Et ce rouge flamboyant est la bien seule couleur d’un film sombre et torturé. Si son sujet avait de quoi redorer le blason d’un Tim Burton en perte de vitesse, Sweeney Todd pâtit malheureusement d’un scénario horriblement faible. Mais le plus éprouvant, dans cette adaptation d’un comédie musicale culte, ce sont ces chansons insipides, voire insupportables, qui polluent invariablement le rythme du film. Sweeney Todd est un triste condensé de l’œuvre d’un visionnaire en pleine décadence (je vous avais prévenu ! - NDJP)


JOHN RAMBO, de Sylvester Rambo... heu Stallone (sortie le 23/09, Metropolitan) Rambo is back !! Après avoir règlé son compte à une petite ville américaine et à d’immondes communistes (vietnamiens et russes) dégénérés (qu’elles étaient belles ces années 80 !), c’est en Birmanie que notre spécialiste du meurtre de masse et des valeurs américaines va faire une petite démonstration de son savoir-faire. Avec son alibi humanitaire assez grotesque, John Rambo, signé Stallone en personne, est un film comme on n’en fait plus. Une réminiscence des pires films d’exploitation italiens ou philippins qui se déversaient sur les écrans et dans les vidéoclubs il y a 25 ans. Et paradoxalement, c’est la grande qualité du film ! John Rambo comporte des scènes d’une sauvagerie jamais vue dans un blockbuster US. Rambo n’est plus qu’une machine à tuer, un mort vivant, un être maudit en quête d’une rédemption impossible. À la fois film d’auteur réflexif (enfin pas trop quand même on parle de Rambo là) et zèderie flamboyante, John Rambo est une authentique curiosité.