
vendredi 26 mars 2010
Xanadu : Arte classé X (ou presque)

French Comic Con saison 2 : du 1er au 4 juillet à Villepinte

mercredi 24 mars 2010
Affiche Iron Man 2 : BOF !

vendredi 19 mars 2010
Star Wars en Concert : Lucas retrouve la Force.
Salut les aminches, nouveau post depuis un mois et pour fêter ça, nouvelle peau signée du brillant ZeBouli, fidèle Nowatcher. On l'applaudit et mille mercis à lui pour la renaissance visuelle de ces lieux.
Avec un peu de retard, mes impressions sur le "Star Wars in concert tour", auquel j'ai pu assister à Paris Bercy in extremis grâce à des invitations envoyées par W9, partenaire de l'événement. J'ai conscience du privilège : le prix d'une place variait tout de même de 51€ à 99,95€ en plein tarif, pour ces deux uniques représentations en France (à 16h et 20h). Zéro pointé à l'organisateur français, Nousproductions, qui a fait preuve d'une gestion absolument lamentable des relations presse. Mais laissons ces incompétents de côté et revenons plutôt à notre space opéra fétiche.
Dans la file d'attente, engouffrée prestement via les nombreux points d'entrée du colossal bâtiment, une simple curiosité persistait, tout au plus. Je devrais pourtant exulter : je fantasme depuis toujours sur un concert Star Wars en live, en m'imaginant certainement bouleversé par la force des morceaux wagneriens de John Williams joués sous mes yeux. Peut être l'horaire diurne de la représentation - 16h - ne contribuait-il pas spécialement à nourrir le sentiment de magie d'un moment unique. Peut-être redoutais-je une faute de goût de plus de la part de Lucas avec ce concert itinérant initié par ses soins et qui, depuis plusieurs mois, aura écumé avant Paris les Etats-Unis et le Canada. Peut-être aussi que malgré la place capitale de Star Wars dans ma construction culturelle, la médiocrité de la dernière trilogie m'avait un poil détaché de tout cet univers, renforçant mon exaspérante tranquillité. Ajoutez à cela les soucis du quotidien ma bonne dame...
Installation gradin F, place 18, rapide coup d'oeil à l'immensité de cette salle rouge remplie peu à peu par de vieux fans venus avec femme et enfants. Quelques minutes d'attente encore et les 86 musiciens de l'orchestre philharmonique de Londres prennent place, accompagnés du choeur, tous en tenue de gala. Amusant décalage avec le public sapé casual.
J'ai l'impression de passer brutalement en vitesse lumière alors que retentissent les premières mesures du main title de Star Wars. La puissance sonore (pas eu le temps de me renseigner sur le dispositif technique mais parole de noob : il assure grave) laisse percer la clameur et les sifflets émerveillés du public. Le son est parfait, sans la moindre saturation, réglé au volume idéal : du velour. Les images clé de la saga, grandioses et plus étincelantes que jamais, se succèdent alors que les violons s'envolent et nous frappent en plein coeur. Luke, Leia, Vador, Solo, Yoda et les autres défilent en HD dans un synchronisme parfait avec la partition de John Williams, qui a lui-même sélectionné les 18 morceaux du show. Mes défenses s'effritent, le doute et la retenue de l'adulte capitulent face à la déferlante de frissons et l'envie de hurler à tue-tête la mélodie à l'unisson, comme un gosse. Le jeu de lumières est tout simplement sublime, nimbant la scène dans des halos tantôt mauves, dorés, pourpres, orange, bleu cobalt...
un spectateur vient de lui rendre son bonjour d'introduction. Complicité totale !
L'émotion frappe de nouveau lors du segment consacré à la princesse Leia. Carrie Fisher si belle, je me souviens alors que mon coeur de gosse battait pour Leia ! Plus tard, le ton change radicalement avec le badin et jazzy "Cantina Band" sur les images du bestiaire de Tatooine... Un morceau absolument poilant et entraînant avec sa rythmique de charleston, véritable mouton à cinq pattes dans le répertoire Star Wars. Génial, tout simplement, de l'entendre joué sur scène. Anthony Daniels introduit alors Yoda. La chair de poule me reprend, irrépressible ; la beauté de la musique fait céder mes dernières barrières et ma gorge se serre. Les yeux se plissent pour faire barrage à un début de larmichette. Mais pourquoi donc suis je touché à ce point ? Les images de Yoda, puis d'Alec Guiness en Ben Kenobi, la mélancolie des violons... ce shot massif de sensations liées à mon enfance touche une corde, celle de la nostalgie d'un adulescent saisi par le vertige des 30 ans qui me séparent de la première vision de Star Wars en salles.
Les experts mélomanes auront peut-être un avis plus informé que le mien sur la performance de l'orchestre. Les spécialistes du son trouveront peut-être à redire. Les sceptiques coincés dans leur cynisme à la Yann Barthes se moqueront des adultes venus déguisés en Darth Maul ou Obi Wan. A mon niveau, je confirme juste que ce spectacle était une extraordinaire et bouleversante expérience. Il m'a réconcilié à jamais avec la saga, du premier au dernier film. Merci George.
End of transmission...
"Star Wars en concert" : le making of :
Making of Star Wars en concert à Bercy
envoyé par NousProductions. - Regardez la dernière sélection musicale.
vendredi 19 février 2010
Wall Street, money never sleeps : Gordon Gekko rules
WALL STREET : MONEY NEVER SLEEPS TRAILER 1
WALL STREET : MONEY NEVER SLEEPS TRAILER 2
Greed is good... Les aminches, je n'irai pas par quatre chemin : le premier trailer de Wall Street 2 a propulsé mon excitation à des cimes olympiennes, mesurées par notre désormais breveté gaulomètre Scuds. Ma simple curiosité vis à vis de cette suite, alimentée par un profond amour du premier Wall Street, vient brutalement de muter en impatience aussi colossale que le braquemart de Goldorak (voir figure 1 - non je blague). Il faut dire que mes tympans délicats ont aussi particulièrement apprécié la musique techno-metal qui illustre ces premières images (quelqu'un sait d'où ça vient ?).
Ces derniers jours, un second trailer, plus long d'une minute et musicalisé par le sempiternel Sympathy for the devil des Stones, m'a cependant un poil ramené à la raison. On voit davantage de Shia Labouf (j'ai la flemme d'aller rechercher sur IMDB l'orthographe surréaliste de ce nom grotesque) et cela m'a rappelé à quel point je déteste le jeu insipide de ce minet plus lisse qu'une toile cirée. On voit d'autres acteurs qui ne m'excitent pas plus que ça, tels Josh Brolin et Carrey Mulligan. On ne VOIT PAS Charlie Sheen, ni son papa Martin, supposés apparaître dans le film. Bref, je reste toujours impatient de découvrir le résultat mais on n'est évidemment pas à l'abris d'une déception
Annoncée depuis début 2007, officiellement confirmée par la 20th Century Fox en octobre 2008, cette séquelle d'un des films les plus emblématiques des années 80 sortira chez nous le 5 mai prochain.
Trois scénaristes - Bryan Burrough, Stephen Schiff et Allan Loeb - se sont successivement attelé à la lourde tâche d'imaginer une suite crédible au magistral thriller boursier réalisé par Oliver Stone en 1987. Stone, un moment déclaré forfait sur ce projet, a fini par rempiler officiellement en avril 2009, en tant que réalisateur et producteur. C'est Michael Douglas lui-même, peut-être en mal de come back fracassant, qui aurait convaincu le cinéaste en lui tendant une version du script revue et corrigée en mars 2009. Commentaire de Stone : "Je l'ai adorée. Ca m'a vraiment accroché. J'avais refusé l'année dernière une précédente version signée d'un autre scénariste, mais c'était avant le crach. Beaucoup d'au a coulé sous les ponts depuis..."

Le pitch de ce nouveau Wall Street : Après vingt ans passés en prison pour délit d'initié, Gordon Gekko est enfin libre et prêt à se refaire de nouveau une place au soleil. En quête de réconciliation avec sa fille, Gekko va s'allier avec son fiancé Jacob (joué par Shia) , un jeune trader qu'il va entraîner dans de nouveaux coups financiers fumants... ou fumeux ? A noter que l'intrigue se situe juste avant le crach de 2008, ce qui devrait conférer au script une ambiance pré-apocalyptique intéressante. L'un des motifs d'action de Gekko serait d'aillleurs de tenter de sauver Wall Street du crach imminent...
Puisque je n'ai pas encore vu le bouzin, je vais me faire plaisir en attendant et replonger dans mes souvenirs de jeunesse. Le premier Wall Street est à mes yeux assurément le meilleur film d'Oliver Stone. Je me souviens l'avoir vu pendant mon année de 1ère, avec mes potes Iannis et Charles, un soir de février 1988 dans un cinéma des Champs-Elysées. Nous en étions ressorti enthousiastes et depuis, j'ai dû revoir ce film une bonne douzaine de fois en vidéo. C'est marrant : il y a des titres comme ça, je ne saurais dire si ils sont ou non des chefs-d'oeuvre mais je ne me lasse jamais de les revoir. Lost in Translation, La Folle journée de Ferris bueller, 48 heures... Mais passons !

A l'affiche de Wall Street version 1988, trois stars : Michael Douglas dans le rôle de l'investisseur cupide Gordon Gekko, Charlie Sheen dans celui du jeune loup de la finance Bud Fox et Daryl Hannah dans celui de Darien, la pute de luxe. Quand Wall Street sortit sur les écrans français, le monde venait de se relever du terrible crach boursier du 19 octobre 1987, le fameux "lundi noir" qui fit plonger les bourses de la planète après plusieurs mois de bulle spéculative effrénée. Contrairement à notre crach de 2008, qui s'est hélas propagé à l'économie réelle et nous fout tous bien dans la merde, celui de 1987 s'était à l'époque cantonné à la sphère financière.
Le sujet du premier Wall Street n'avait rien avoir avec l'effondrement boursier de 1987 puisque son intrigue se déroulait en 1985. A l'époque, auréolé du triomphe de Platoon, Stone affirmait vouloir décrire une "autre guerre que celle du Vietnam", mais tout aussi sale. Une guerre dans laquelle les belligérants portaient col blancs et se massacraient par OPA interposées. Ce monde sans foi ni loi, intégralement régi par la soif de pouvoir et d'argent, nous en découvrions les arcanes par le regard du candide Bud Fox (Charlie Sheen, dans son meilleur rôle à ce jour), courtier débutant obsédé par la réussite du spéculateur Gordon Gekko. Lequel deviendra son mentor, son Méphistophélès... puis son Nemesis.
Wall Street est l'archétype du film efficace interdisant l'ennui. Les cliquetis synthétiques de la musique de Stewart Copeland vous plongent dans la frénésie des séances d'ouverture du NYSE. La caméra, plus prima donna que jamais, virevolte des travées cacophoniques de la grande salle des marchés à celles plus feutrées, mais tout aussi fiévreuses, des sociétés de Bourse. Tout comme il fera en 1999 avec le foot américain dans L'Enfer du dimanche, Oliver Stone parvient dans Wall Street à nous passionner pour son intrigue malgré l'abondance d'un jargon souvent impénétrable pour le profane. La jungle ultra-cinégénique des grattes-ciel de Manhattan a remplacé celle du front vietnamien, mais l'art de la guerre est toujours dans l'objectif de Stone, qui nous embarque avec maestria dans ces joutes d'un autre genre.
A l'exception de Daryl Hannah (et encore, rien de scandaleux), tous les acteurs de Wall Street excellent dans ce film, de l'immense performance de Douglas en Gordon Gekko (un Oscar et un Golden Globe à la clé, chapeau !) à l'arrogance fragile de Charlie Sheen en Bud Fox. Sans oublier une galerie de seconds rôles en or : Martin Sheen en papa Fox (une scène entre son fils et lui, vers la fin du film, vous tire les larmes sans crier gare), John C. Mc Ginley en pote cambiste de Buddy mais aussi les vieux briscards James Karen et Hal Holbrook ainsi que Sean Young, James Spader, Rob Lowe, Terence Stamp (impérial en trader concurrent de Gekko).... un vrai festin !
Thriller boursier autant que tableau de ces eighties du fric, Wall Street ne condamne pas la finance à proprement parler (ce que lui reprocheront moult gauchos, voyant dans le film une ode au libéralisme), mais l'absence de tout code moral des spéculateurs. Des Terminator en Porsche pour qui une plus-value de quelques centaines de millions de dollars vaut bien le vol d'informations confidentielles, la liquidation impitoyable d'entreprises ou la mise en péril de milliers d'emplois. Menant de main de maître l'ascension puis la sévère désillusion de Bud Fox et enfin le piège jouissif qu'il tend finalement à Gekko, Oliver Stone signe avec Wall Street un beau conte moral et humaniste nostalgique des grands idéaux américains.
Une oeuvre qui, par l'ultra-charisme de son grand méchant Gekko, a finit par faire son chemin dans le coeur de la cinéphilie geek. Et dont la triste actualité économico-financière justifie le potentiel intérêt d'une suite. La toute première dans la filmographie d'Oliver Stone dont le papa, au fait, travaillait lui aussi dans la finance. Il nous faudra patienter encore deux mois et demi pour vérifier si le réalisateur a mis une nouvelle fois dans le mille... ou pas !
Wall Street : l'argent ne dort jamais, de Oliver Stone. Sortie France le 5 mai 2010.
End of transmission...
lundi 8 février 2010
Scuds #12 : les gaulomètres de 2010 (Iron Man 2, Tron Legacy, Robin des Bois, Glee, Treme, Napoleon Total War...)
Le voilà, tout pas beau, tout pas propre, tout pas sage, mais c'est comme ça qu'on l'aime : le nouveau Scuds avec une rétro sur les temps forts attendus en 2010 par mes deux acolytes frénétiques et moi-même. On y aborde comme d'hab du ciné, des séries télé, des jeux vidéo et de la nouvelle techno (non, je ne parle pas de la musique).
Enjoy en attendant Scuds #13 !
dimanche 7 février 2010
Movies 2000 ouvre à nouveau ses portes : foncez !
Quel week-end ! Scuds #12 est enfin disponible sur i tunes et en streaming sur notre blog bien aimé. Mais l'autre temps fort de cette première fin de semaine du mois de février 2010, s'est déroulé quelque part dans le 9e arrondissement parisien., à deux pas de Pigalle.
Et à condition de vaincre votre timidité de geek asocial, un petit pélerinage à Movies 2000, c'est l'assurance de lier conversation avec d'autres passionnés de ciné de genre. Voire, pourquoi pas d'y croiser les rédacteurs de Mad ou des professionnels du cinéma. Voilou, c'était un pitit coup de chapeau à un endroit qui a pas mal compté dans mon adolescence (j'y ai quand même acheté mes affiches de Prince of Darkness, Inferno et un paquet de photos de films, merde !).
Alors pour ceux que ça intéresse, notez bien les infos suivantes :
Movies 2000,
49, rue de La Rochefoucauld, Métro Saint-Georges ou Pigalle.
75009 Paris. Ouverture de 14 h. à 19 h., du mardi au samedi.
End of transmission...
PS : désolé pour cette mise en page de merde, je ne capte toujours rien au système de Blogger lorsque les photos sont centrées à gauche. M'ineeeeeeerve !
dimanche 24 janvier 2010
Les chéris de ces geeks, épisode 7 : James Remar.
Lueur de fauve déchaîné dans le regard, cheveux gras et morale de chacal (sans parler de l'haleine) : dans 48 heures, Ganz est un bad guy meurtrier certes sans nuance mais on s'en fout, parce qu'on y croit dur comme fer. On est dans un putain de polar sans fioriture, pas dans Le Petit lieutenant. A l'époque, James Remar, la trentaine, se pointait sur le plateau du film sans avoir fermé l'oeil de la nuit, histoire de bien suinter le psychopathe déphasé. Mission accomplie : le bijou de Walter Hill révéla au grand public un acteur doué pour les ordures.
C'est également en 1979 que Remar se fit remarquer, à Broadway cette fois, en incarnant dans la pièce dramatique Bent un nazi gay face à Richard Gere. Une performance suffisant à elle seule à prouver la variété de la palette de jeu de ce puissant comédien, aussi doué pour les brutes létales que pour les caractères plus nuancés. On notera également dans sa dégaine un zeste de métrosexualité particulièrement palpable dans Les Guerriers de la nuit et le Cruising de Friedkin, où il joue encore un gay.
mercredi 13 janvier 2010
Séries télé : la guerre des villes fait rage (roaarrrr) !
Hola camarades syndiqués..
Ce soir j'expérimente et je préfère être transparent sur la question : voilà un sujet initialement paru dans le magazine qui m'emploie, mais la version que vous allez lire sur ce blog en est sensiblement éloignée. Il s'agit d'une première version qui avait été jugée un peu trop "pointue" par mes boss et que j'avais dû revoir en faveur d'une approche plus... grand pubic. No comment, je me plie à la logique de mon support, c'est la règle :-)
En revanche, je trouvais dommage de laisser moisir au placard cette version initiale, qui a largement ma préférence et lève modestement un petit coin de voile sur les vraies raisons derrière les choix de telle ou telle ville américaine pour le tournage d'une série télé. Bref, un petit article pas trop long et qui ne mange pas de pain, vous me posterez à l'occasion votre opinion !
Bon et sinon, je dis ça juste en passant, mais le tournage de Tonight on Mars épisode 1, c'est ce samedi.
Allez Simone, en voiture et fais péter le papier !
Fringe : saison 1 tournée sur la côte Est.
Saison 2 tournée à Vancouver. Ben pourqwô ?
Pitch : En temps de crise, les tournages s’avèrent un atout économique convoité plus que jamais par les cités américaines. Entre Los Angeles, New York, Chicago et d’autres, la concurrence ne fait pas de quartier...
Commentant la relocalisation de Fringe à Vancouver, Warner qualifie la décision de « très difficile à prendre, mais dictée par des impératifs économiques ». Depuis deux ans, l’interminable crise qui plombe aussi bien les finances hollywoodiennes que les fonds publics a rendu encore plus crucial le choix du lieu de production dans le business plan d’une série télé. Et la supprématie traditionnelle de Los Angeles, paradoxalement avare en subventions, se voit sévèrement concurrencée. Selon les villes, certains crédits d’impôts atteignent actuellement de 25% à 40% du budget global de tournage d’une saison. Les studios s’aventurent ainsi de plus en plus souvent hors du sanctuaire californien pour profiter de cet argent frais débloqué aux quatre coins des Etats-Unis ou au Canada (baptisé « North Hollywood » dans la profession). Selon le magazine Variety, sur 39 nouvelles séries proposées en septembre par les cinq grands networks américains, 20 d’entre elles sont tournées ailleurs qu’en Californie. Seul Jerry Bruckheimer affiche un soutien sans faille à son Etat fétiche (voir plus bas).
En haut : Ugly Betty. Saison 1 tournée à Los Angeles. Saisons 2 et 3 tournées à New York.
Burn notice : série entièrement tournée à Miami. Ben pourqwô ?
Pour les Etats hôtes, les tournages sont une manne financière colossale : un rapport publié en avril 2009 par la Motion picture Association of America (MPAA) rappelle qu’en 2007, les dépenses de l’industrie du cinéma et de la télévision ont rapporté conjointement 16,3 milliards de dollars dans les caisses de la Californie (leader sur le marché), tandis que son challenger New York en a récolté 7,4 milliards. Par l’odeur des retombées économiques alléchées, Miami, Albuquerque, Atlanta, Chicago ou encore Baton Rouge et leurs Etats respectifs se plient en quatre pour attirer eux aussi un maximum de tournages. Entre eux, la concurrence est impitoyable. En 2006, au bout d’une saison, Fox extradait sans état d’âme Prison Break de Chicago (choisie pour raisons fiscales), direction Dallas.
La raison ? Un nouveau programme plus attractif d’incitations à la production voté la même année par le Texas (22 millions de dollars sur deux ans). En échange des largesses texannes, Prison Break aura fait travailler pendant deux ans un millier d’intermittents et alimenté les commerces locaux, avant de finalement revenir en Californie pour sa 4e et ultime saison.
Car l’emploi est évidemment l’autre partie cruciale de l’équation. Lorsqu’à l’été 2008, Disney annonce que la saison 2 de Ugly Betty sera filmée à New York au détriment de Los Angeles, plus de 300 intermittents subitement au chômage achètent une page dans Variety pour supplier le gouverneur Schwarzenegger d’agir pour stopper l’hémorragie de tournages en dehors de la cité des anges. Message entendu : une loi signée par Schwarzie en février dernier débloquera 100 millions de dollars par an de crédit d’impôt sur cinq ans pour toutes nouvelles séries ou films tournés sur le sol californien.
L’emploi mais aussi le soutien de son marché immobilier ont par ailleurs convaincu la ville de Miami de renoncer à augmenter cette année le loyer de 20 000 dollars par mois demandé aux producteurs de Burn Notice pour y planter leurs caméras dans un centre d’exposition désaffecté. Il serait dommage de faire fuir la seule série actuellement tournée sur son sol (Les Experts Miami et Dexter sont filmées à L.A). Le cadre de nos séries chéries dépend donc définitivement de petits arrangements fiscaux plus que d’exigences créatives. Quelle cruelle désillusion !
... Et Jerry Bruckheimer dans tout ça ?
Sacré Jerry Bruckheimer. Sa nouvelle série The Forgotten (ABC), avec Christian Slater, se déroule à Chicago… mais se filme à Los Angeles. Même le crédit d’impôt de 30% offert par l’Illinois n’a pas entamé la préférence de Bruckheimer pour la Californie. Basé à Santa Monica, le producteur des trois Experts et de Cold Case fait tourner ces dernières dans les environs alors qu’elles se passent théoriquement à Las Vegas, Miami, Manhattan et Philadelphie (pour Cold Case). « C’est de plus en plus difficile économiquement, car les studios nous serrent la ceinture sur tous les postes » explique-t-il. « Mais je préfère tourner ici : on a de super équipes avec qui nous aimons bosser ». Un pur artisan, ce Jerry !
End of transmission...




