samedi 5 septembre 2009

District 9 : bon film ? Oui. Révolution ? Non !





Bondia aux aminches !

Ouais, dudes, j'ai mis le temps. Beaucoup de dérangements dans la vie sur Terre tout ce mois d'août qui ont perturbé le bon fonctionnement de ce blog. Je croise les ventouses pour que septembre soit plus propice à la régularité.

Mais foin de digressions oiseuses. Voici humblement livrée ici ma pensée sur District 9, l'étrange fable de SF horrifique signée Neill Blomkamp et produite par Peter Jackson, dont la sortie se voit précédée d'un buzz dythirambique. Un petit rappel de l'objet avec le tout premier trailer :




Der Pitchosfski :
Au début des années 80, un vaisseau extra-terrestre en perdition s'immobilise dans le ciel terrestre juste au dessus de Johannesburg, Afrique du Sud. Ses occupants (un bon million), dans un état de détresse manifeste, sont rapatriés au sol et parqués dans un immense bidonville, bientôt baptisé le "District 9". Ne sachant pas quoi faire des freaks from outer space, les Nations Unies confient à la société privée MNU (Multi-National United) la gestion de leur sort. Un consortium dont le véritable objectif est de percer à jour la technologie des visiteurs - sans succès.
Vingt huit ans plus tard, alors que les tensions s'enveniment sur le terrain entre humains et aliens, MNU décide de relocaliser ces derniers dans une zone plus éloignée du centre-ville. Mais en plein transfert des créatures, le responsable des opérations, Wikus van der Merwe (à vos souhaits - ndJP), agent de la MNU, ingère accidentellement une substance noirâtre qui va chambouler son ADN. Et peu à peu le transformer en hybride mi-homme mi-visiteur... capable de faire fonctionner les armes surpuissantes des aliens. Pourchassé par MNU, devenu un véritable paria, Wikus n'a plus qu'une seule solution : se réfugier dans le District 9.




Die Kritikskaïa


La première idée qui me saute au cervelet relève d'une lapalissade vieille comme Catherine Laborde : ne jamais trop attendre d'un film. Et sur District 9, par Odin que l'attente fut grande ! Depuis ce premier teaser fulgurant, alignant des plans furtifs mais bluffant de réalisme d'aliens parqués dans un immense bidonville d'Afrique du Sud, la curiosité n'avait cessé d'enfler pour muer en excitation monomaniaque (District 9 ! District 9 ! ad lib...) à la lecture des premières critiques.

Nous étions fin juillet, à l'issue du Comic Con de San Diego, où fut projeté le film en avant première. Harry Knowles et ses sbires du site de référence AICN hurlaient au chef-d'oeuvre. D9 se voyait taxé de tournant capital pour la SF et le cinéma de genre, comme le furent en leur temps Blade Runner, The Thing ou Les Fils de l'homme. Et Plissken de se remémorer ses émotions à la vision des diamants sus-cités et d'aboyer avec la meute : "Moi vouloir voir District 9 coûte que coûte, arf, arf ! (immitation de Setter irlandais mâle) "

Et puis... le jour même de la projection, tout de même, une appréhension. La dernière bande annonce visionnée, pour autant impressionnante, avait provoqué l'allumage de quelques voyants d'alerte - "tiens, le mec se prend un vilain gaz noir dans la tronche... il va muter... et prendre fait et cause pour les aliens ?... j'ai pas déjà vu ça quelque part ?". Maiiiis non, allez, dégage vilaine pensée Cassandresque, le rideau de l'écran s'écarte, la pénombre envahit la salle, District 9 commence....



A mi-parcours de la projection, la qualité est incontestablement là. Oui mais... pas l'ombre d'une émotion ou d'une surexcitation comparables à celles que l'on éprouve au visionnage d'une gifle filmique, de celles qui marquent durablement votre joue de cinéphage enragé. Et au générique de fin, une certitude : en ce qui me concerne, District 9 n'est pas le séisme attendu. Rââh-gna-gna.

Rien à dire sur l'interprétation : dans le rôle de Wikus van der Merwe (à vos souhaits...), le sud-africain Sharlto Copley en impose d'autant plus qu'il s'agit là de son premier rôle à l'écran (exceptée une brève apparition dans Alive in Joberg, le court métrage qui donna lieu à D9). Ami de bahut du réal', Copley est dans la vraie vie producteur télé et fait plutôt beau gosse alors que dans D9, son personnage ressemble à une serpillère de bureaucrate plus-Cogip-tu proutes.

A vrai dire, dans tout le film, Wikus est bien le seul protagoniste humain vaguement sympathique. Sa candeur mièvre, sa bonhommie de boyscout en bras de chemise suscitent un attachement condescendant évoluant vers une pitié teintée d'horreur devant le sort tragique que lui réserve le scénario. Bravo à Copley de savoir, malgré son inexpérience, passer si naturellement d'une caricature de rond de cuir demeuré à un super-mutant paniqué pourchassé par les siens. Et bientôt rongé par la colère.

Hormis Wikus, tous les autres terriens (sa femme, ses collègues beaufs, ses crevures d'employeurs, les militaires hystériques, les chefs de gangs sanguinaires du township, les Nations Unies lâches...) reflètent la misanthropie ambiante d'un film dans lequel la race humaine équivaut à une belle bande de détestables fumiers. Je ne suis pas fan du parti pris.

Comme le capitaine Smith avec Pocahontas ou encore le lieutenant Dunbar avec les Sioux de Danse avec les loups, Wikus incarne la figure de l'homme blanc (on est en Afrique du Sud de surcroît, lourd symbole) révolté par l'inhumanité avec laquelle ses congénèrent traitent l'autre. Wikus mue en rebelle dont l'empathie pour les victimes de la saloperie de ses pairs ira jusqu'à faire cause commune avec les persécutés. Dans le cas de Wikus, pas vraiment le choix : sa dégoûtante mutation (je vous préviens : c'est assez gerbant) et ses conséquences (son organisme peut faire fonctionner les superflingues des aliens étudiés depuis des années par MNU) le contraignent à se planquer dans le District 9 pour s'allier à ses nouveaux frères d'ADN.


Et c'est bien le problème. Tout au long de D9, une impression désagréable de déjà vu, malgré l'apparent chrome novateur du film, ne vous quitte jamais. J'ai évoqué plus haut le récit de Pocahontas et Danse avec les loups. Mais la métamorphose progressive d'un homme en monstruosité, détaillée cliniquement avec les petits riens bien atroces (les dents qui tombent, la peau qui s'écaille, les ongles qui s'font la malle...), ça ne vous rappelle rien ? (un indice : bzzzz bzzzz...). Même la vision, superbe il faut le reconnaître, de l'immense vaisseau E.T stationné au-dessus de la ville en appelle d'autres familières - V, Alien Nation, ID4... Ok, pas le haut du panier mais bon... Je n'irai pas plus loin pour ne pas spoiler, mais le final recèle également de plusieurs idées très familières des fans de cinéma de genre. Je vous laisse les découvrir en allant voir le film.

Même la mise en forme soit-disant inédite du récit m'a plutôt laissé sur ma faim. Blomkamp a recours à une narration mixant le vrai-faux documentaire et la fiction. Les scènes purement dramatiques (filmées en vidéo caméra à l'épaule) alternent avec de réelles images d'archives de townships piquées à des agences de news type Reuters, ainsi qu'à d'autres plans simulant un documentaire tourné par la télé sud-africaine sur le District 9. En quoi ce procédé, est-il si révolutionnaire après des films comme Le Projet Blairwitch, Cloverfield, Rec ou tant d'autres qui m'échappent (il est 1h17 du mat' au moment où je tape ces lignes, les aminches) ?

Le résultat est certes original et n'appartient qu'à District 9. La métaphore sur le sort des townships en Afrique du Sud ou sur la situation planétaire Nord/Sud contribue par ailleurs à l'ampleur et l'atypisme du projet (bien que le réalisateur se défende d'un propos politique). Mais l'intention de nous faire croire à la réalité d'une fiction, via le coup du vrai/faux reportage, relève quant à elle d'un procédé bel et bien vu et revu à maintes reprises depuis un pacson d'années au cinéma. Et encore je ne compte même pas dans la liste Little big man et Zelig !

Autre détail enquiquinant : les aliens. Je n'y ai pas cru. Blomkamp a beau leur coller une langue imbitable, un faciès de fruit de mer (on les surnomme "crevettes" dans le film) et une motricité improbable... rien à faire, je les trouve trop humanoïdes : ils ont deux bras, deux jambes, une tête et communiquent avec les humains exactement comme Chewbaccah avec Han Solo. Ils parlent leur langue, on leur répond dans la nôtre et miraculeusement tout le monde se comprend. Ils habitent des baraquements pourris, raffolent du caoutchouc (Alf c'était les chats, chacun son truc), foutent le dawa partout où ils passent...Mouais... en fait je me répète mais je n'y ai pas cru. Ils font trop humains. D'accord me rétorque-t-on, c'est plus efficace pour la métaphore. Mais n'empêche...

Par ailleurs, le film rencontre
ici et là quelques baisses de rythme un peu fâcheuses, malgré une poignée de scènes d'action franchement violentes et scotchantes, surtout eut égard au budget relativement modeste de l'entreprise (30 millions de dollars). Enfin, le final en forme de cliffhanger appelant une suite (non je ne dirai rien !) conclue sur une impression plutôt positive ce qui reste un excellent thriller de SF atypique, radical et exotique, certes, mais sûrement pas révolutionnaire.

J'ai sans doute trop attendu de District 9. Une seconde vision sera probablement nécessaire pour me faire une opinion plus sereine mais en attendant, je ne hurle pas au chef-d'oeuvre.

Peut-être qu'une fois refroidis par ma critique, vous nivellerez un brin vos attentes et du coup serez agréablement surpris. Sifu Plissken prône l'optimisme même dans le désarroi. Quel martien, respect quoi merde...

Bon... Avatar next ?


End of transmission...



District 9, de Neill Blomkamp. Sortie nationale le 16 septembre.

samedi 22 août 2009

Plissken la suite c'est quand bordel ?

Bondia, the geeks family.

Bon, alors : la connexion web est rétablie, mais maintenant c'est le taf qui reprend le relais. Avalanche de trucs à gérer jusqu'à vendredi prochain inclus.

Mais je vais pouvoir enfin réécrire ici normalement juste après. Considérons que ces quelques jours d'absence auront été comme des vacances forcées de jpmars. Je fourmille d'idées qui s'accumulent à chaque jour qui passe, donc j'espère vraiment que les quelques uns d'entre vous qui reviennent régulièrement de ce côté-ci de la planète Mars, seront au rendez-vous le week-end prochain.

Y a pas à dire : savoir qu'on est lu, même par une poignée, et qui plus est jusqu'à Vancouver, ça motive !

Au fait, si y en a dans le coin qui ont vu les 15 minutes d'Avatar hier pour le A day, leur opinion m'intéresse.

Bon je retourne à mon appart voir l'avancée des travaux... (voir épisode 147, enfin le post précédent quoi)

See you très bientôt

End of transmission...


mardi 18 août 2009

J+8 sans connexion web

Hello les aminches, c'est un Plissken désespéré qui vous parle, en ce mardi matin tandis qu'un technicien Orange tente désespérément de rétablir la connexion web de chez mes parents (où je crèche momentanément because gros travaux chez moi, mais c'est une autre histoire)...

"Un câble a été coupé dans l'immeuble", qu'il me dit ! Ca va être coton... Je suis connecté présentement via une connexion freewifi médiocre et irrégulière qui m'empêche d'écrire de vrais textes inspirés avec toute la concentration requise. J'ai bon espoir que monsieur le technicien finira par résoudre le problème mais ca risque de prendre encore... quelques jours. Le techos vient de me dire qu'il va devoir revenir. Putain !

Bref, n'oubliez pas ce blog et reviendez-y pour voir... cette situation de merde finira bien prochainement par se solutionner !

D'ici là portez vous bien, scuddez bien et... see you forcément soon, je ne lâche pas le morceau.

End of tranmission...

mercredi 12 août 2009

Y en a marre de la looooose !!!


Les aminches, chui ENERVE !!!

Frustration,
quand tu me tiens... Momentanément absent de mon repaire en cours de travaux pour six semaines, je suis relocalisé en un lieu où, merci connards d'Orange, la connexion a mystérieusement planté et reste kapoute depuis deux jours.

J'ai sous le coude toute une nécro émue sur John Hughes débutée ce week end et qui n'attends plus que d'être parachevée pour étaler sa nostalgie bluesy sur ce blog.... je fais comment moi ?!? Depuis le taf où j'écris ce minipost, je n'ai pas le loisir de poursuivre tranquillement ma Hughes bafouille, je suis donc obligé d'attendre que les trisomiques de chez France Télécom veuillent bien respecter leur engagement de rétablir la connexion sus mentionnée d'ici ce soir. Croisons les ventouses.

Patience donc, les rebelles, je ne mollis pas, loin de là, mais je suis juste victime temporaire d'un mauvais concours de circonstances.

D'ici le retour très prochain de ma plume foudroyante et martienne, bonjour chez vous !

PS : je viens d'apprendre que Seinfeld sera en France cet automne pour présenter un nouveau programme de son cru au Mipcom de Cannes, c pas génial ça ???

End of transmission from der trabajo....

jeudi 6 août 2009

Flash Mars : Avatar day le 21 août


Le film de James Cameron ne sortira en France (et dans le reste du monde) que le 16 décembre prochain mais d'ores et déjà 20th Century Fox a décrété le 21 Août "Avatar day" - ne me demandez pas pourquoi le 21 août, j'en sais rien !

Principe : projeter gratuitement quinze minutes inédites d'Avatar au cours de séances spéciales organisées à partir de 18h, exclusivement dans les cinémas Gaumont et Pathé de onze villes. Voici la liste des villes et établissements concernés. Ha ben oui, coco, faut bien te me la marketer aux petits oignons, ta révolution cinématographique de dans quatre mois !

- Bordeaux : Gaumont Talence

- Lieusaint : Gaumont Carré Sénart

- Lyon : Pathé Carré de Soie

- Marne-la-Vallée : Gaumont Disney Village

- Marseille : Pathé Plan de Campagne

- Montpellier : Gaumont Multiplexe

- Nantes : Pathé Atlantis

- Paris : Gaumont Champs-Elysées Marignan

- Paris : Gaumont Opéra

- Rennes : Gaumont

- Rouen : Pathé Docks 76

- Toulouse : Gaumont Wilson

Si j'ai bien compris, la projection sera en 3D. Le site des cinémas Gaumont&Pathé et de Fox France donneront plus d'infos sur l'événement à partir du 19 août. Bon je vais faire une sieste moi, fait vraiment chaud...

End of transzzzzzzzzzzz......


Zombieland : trailer 2. Moi vouloir zombies.

Les aminches il fait chaud, et je ne suis même pas parti du tout en vacances pour cause de fonds détournés par des travaux dans mon appartement terrien. Et je rentre au burlingue ce lundi (sanglots). Bref !

Avant de trouver le temps d'écrire une petite review bien haineuse de Very bad trip, au sujet duquel je ne comprends ab-so-lu-ment pas l'engouement de certains (z'avez fumé de la kryptonite par le cul ou quoi les gars ?), voici le second trailer de Zombieland. Un trailer non censuré en plus, donc ça barbaque pas mal - j'ai juste toujours du mal avec l'hémoglobine en images de synthèse sur certains plans. Woody Harrelson en fait toujours des caisses en gros redneck boulet, mais perso j'adore. j'aime beaucoup aussi les plans urbains apocalyptiques de grandes villes en ruines et infestées de zomblards. Ha oui et pis la référence à Délivrance au début, hi hi !

Le résultat sera peut être décevant à l'arrivée, mais pour l'instant les bonnes vibes du premier trailer (voir post du 21 juin, merci) sont confirmées. Et en plus, y a toujours le "Everybody wants some" de Van Halen. Miam, slurp.

Au passage ce trailer est un "Age restricted" : n'oubliez donc pas de rentrer dans les petites cases noires ci-dessous votre date de naissance (à l'américaine donc en commençant par le mois avant le jour) pour que la bande annonce se débloque. A condition que vous soyez majeurs. Mais qui peut vous empêcher de tricher ? Sûrement pas ce Plissken de Mars. Allez en voiture Simone, fais don'péter le trailer bien bouseux !

Sortie France toujours le 28 novembre.




EOT...

dimanche 2 août 2009

Moon et District 9 : deux classiques de la SF en vue ?







L'un comme l'autre pour des raisons très différentes, District 9 et Moon sont deux films extrêmement attendus pour leur capacité annoncée à s'imposer comme les deux nouvelles bombes du genre science-fiction. Je note qu'aux Etats-Unis, ils sont tous les deux classés "R", donc interdits en salles aux moins de 17 ans non accompagnés. Et tous deux sont précédés d'une réputation d'oeuvres radicales, violentes et "in your face". J'en peux plus d'attendre !

Dans Moon, Sam Rockwell incarne Sam Bell, unique occupant d'une base lunaire dont le travail consiste à extraire et envoyer vers la Terre un minerai utilisé comme carburant vert. Son unique compagnon sur la Lune : un super computer baptisé GERTY (dont la voix n'est autre que celle de Kevin Spacey), qui gère le bon fonctionnement de la base et répond aux besoins quotidiens de Sam. Alors que son contrat de trois ans arrive à terme, Sam commence à souffrir de l'isolation et développe des symptômes inquiétants. C'est alors qu'à la suite d'un accident, il fait une découverte aux implications vertigineuses.
Film de "hard sci fi" prenant le parti du réalisme à la 2001 (la Nasa a d'ailleurs été consultée), Moon promet une somptueux trip spatial et les superbes images de la bande annonce sont tout bonnement insensées quand on pense au budget de ce film de SF indépendant (5 millions de dollars !!!). Les premières critiques de Moon sont en tout cas dythirambiques et saluent entre autre l'incroyable performance de Sam Rockwell dans le rôle de Bell. On le voit quand en France, ce bijou nom di Diou ???

Dans District 9, produit par Peter Jackson, les aliens ont débarqué depuis trente ans sur Terre, derniers survivants d'un monde en péril. Parqués depuis des années dans un bidonville d'Afrique du Sud, le District 9, ils sont gérés par une compagnie privée, Multi-National United (MNU), qui ne cherche qu'à trouver un moyen pour exploiter leur technologie à des fins militaires. Alors que la cohabitation avec les humains devient de plus en plus problématique, un agent de MNU contracte au contact des visiteurs un virus qui altère son ADN. En pleine mutation, il semble devenir la clé pour décrypter les secrets de leurs armements. Produit pour 30 millions de dollars, District 9 a reçu une critique absolument délirante de Massawyrm, un des contributeurs du site AICN. Le film a été projeté au dernier Comic Con de San Diego où il a fait un véritable tabac.

Entre District 9, Moon et le Avatar de Cameron pour décembre, il semble que cette fin 2009 nous apportera des oeuvres décisives dans l'Histoire du genre le plus chéri des geeks, notre bonne vieille science-fiction. On croise les vingt doigts, les mutants !

Moon, de Duncan Jones. 97 min. Sortie France inconnue (et il faut que ça cesse !)

District 9, de Neill Blomkamp. 112 minutes. Sortie France le 16 septembre

End of transmission...


Inglourious basterds : gloire à Tarantino !



Greetings, programs... Plissken here...
Entre deux siestes dominicales, voili le fond de ma pensée sur le Tarantino que j'ai pu voir cette semaine en projection de presse. Enjoy et surtout enjoy le film quand il sortira le 19 août !

Résumé : dans la France occupée, les destins croisés de Shosanna Dreyfus, rescapée d’une famille juive exécutée par les SS, et d’un commando de chasseurs de nazis emmené par le lieutenant américain Aldo Raine. Leur objectif : liquider les hauts responsables allemands présents le soir de la projection parisienne d’un film à la gloire du Troisième Reich.


Voilà, c’est fini. Après 10 ans de gestation dans les synapses de Quentin le fou, 14 semaines de préparation, trois mois de tournage et six de post-production, Inglourious basterds nous délivre enfin d’une interminable attente. Un suspense teinté d’angoisse depuis la projection en mai du monstre à Cannes, d’où résonnaient moult échos assassins sur le résultat. Trop long, trop bavard, grotesque, farce de mauvais goût… Je n’ai pas dû voir le même film. Inglourious Basterds est un monument de plaisir, certes parfois coupable, mais dont les 148 minutes filent à la vitesse d’une balle de Luger. Faux remake de l’italien Une poignée de salopards, d’Enzo G. Castellari (« Inglorious bastards » en version internationale, 1978), dont il ne reprend qu’un squelette de trame, Inglorious basterds n’est d’abord pas un film de guerre, bien plutôt d’espionnage.

Divisée en cinq chapitres, l’intrigue entrecroise deux récits : une vengeance personnelle et un complot allié contre des dignitaires nazis à Paris. La vendetta est celle de la jeune juive Shosanna Dreyfus (Mélanie Laurent) dont la famille se fait, au début, massacrer dans la ferme du paysan qui la cache par les hommes du colonel SS Hans Landa (Christoph Waltz, extraordinaire). Affublé du sinistre sobriquet de « chasseur de Juifs », Landa a été envoyé en France par Hitler pour débusquer ceux qui ont passé les mailles du filet nazi. Shosanna s’extrait in extremis de la fusillade et, trois ans plus tard, se retrouve propriétaire d’un cinéma à Paris sous une fausse identité. Or, l’endroit vient d’être choisi par Goebbels pour accueillir la projection officielle de son dernier film de propagande, « La Fierté de la nation », basé sur les récents exploits du soldat Fredrick Zoller (Daniel Brühl)… et Landa assurera la sécurité de la soirée. Pour Shosanna, l’occasion est trop belle d’un attentat ciblé. Parallèlement, le commandement allié décide lui aussi de profiter de l’événement pour liquider sur place les principaux leaders du 3e Reich : il fait appel pour cela aux services des « Bâtards ». Un commando très spécial de huit soldats juifs américains, emmené par le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt, drôle et bouffi) et dédié exclusivement à de sanglantes missions punitives en Europe contre les nazis. Scalpant leurs victimes, les « Bâtards » sèment l’effroi parmi les troupes hitlériennes. Les destins de Shosanna et des hommes de Raines, l’une ignorant le stratagème des autres et réciproquement, se joueront le soir de cette projection à haut risque.



J’ai écrit plus haut qu’Inglourious basterds était un film d’espionnage mais il s’agit plus sûrement d’un Ovni. Une fête des sens alternant les langues (Anglais, Français, Allemand), les styles (western spaghetti, guerre, espionnage, comédie, épouvante) et les musiques (de Morricone à Lalo Shiffrin en passant par Tiomkin et même… le tandem Bowie/Moroder pour le morceau culte Cat people !). Foutoir laxiste, comme dans le diptyque Grindhouse ? Jamais de la vie ! L’écriture s’avère d’une précision d’horloger, mettant patiemment en place les pièces du puzzle pour lâcher les chiens dans un dernier chapitre de pure folie où une salle de cinéma prend des allures d’enfer de Dante, ricanements d’outre-tombe compris.

Certes, comme toujours chez Tarantino, ça jacte longuement dans Inglourious Basterds. Mais l’exceptionnelle qualité des dialogues, y compris lors des échanges en Français, les sauve de la logorrhée auto-suffisante. Pourquoi ? Parce qu’ici, Tarantino ne s’égare pas en conjectures masturbatoires sur les vertus du Big Mac, de la Pina colada ou d’un nanar culte de karaté. Dans IB, les joutes verbales sont autant de parties de faux-semblant entre les protagonistes, les uns (nazis) cherchant à démasquer les autres (alliés, Juifs), nourrissant ainsi une dynamique du chat et de la souris. Tension garantie.

Témoin le sublime premier acte où l’implacable colonel Landa, parfait salopard onctueux, feint l’amabilité et le simple contrôle de routine face au fermier français Perrier Lapadite qui, lui, feint de ne pas comprendre que Landa sait déjà qu’il cache dans sa cave la famille Dreyfus. Filmée à la Sergio Leone avec force gros plans sur les visages, la séquence prend son temps mais vous tient par les cojones jusqu’à ce que la mort abatte ses cartes. Et dans la peau de Landa, Christoph Waltz impose instantanément le plus inoubliable bad guy de toute la filmo de Tarantino. Sa palme d’interprétation à Cannes n’est que justice. Plus tard, dans la jubilatoire scène de l’auberge La Louisianne, trois Bastards grimés en officiers teutons et leur taupe, l’actrice allemande Bridget von Hammersmark (Diane Kruger, éblouissante), devront faire gober leur subterfuge à un major soupçonneux. Une fusillade brève mais tétanisante renvoyant à Reservoir dogs va clore ce poker menteur d'anthologie. Etourdissant !



La violence, comme dans presque tous les Tarantino, est omniprésente dans Inglourious basterds. Ponctuelle, elle éclate en décharges brutes et sans aucune retenue. Défouloir cathartique, le film réserve un traitement particulièrement sadique aux nazis. Scalpés, écrabouillés à coup de batte de baseball, brûlés vifs, scarifiés, égorgés, criblés de centaines de balles… On risque d’entendre s’élever ici et là certaines voix pour s’interroger sur la moralité (amoralité) de ce parti pris et les intentions du cinéaste. A-t-il voulu susciter une réflexion ? Se livrer simplement au pur plaisir de massacrer « pour de faux » et sans mauvaise conscience les pires bourreaux du XXe siècle ? Les historiens ne manqueront également pas de tiquer devant la liberté totalement décomplexée prise par Tarantino avec le sort d’Hitler lui-même dans le chapitre final. Et le réalisateur s’expose au risque de déclencher, chez certains esprits mal tournés, des interprétations malsaines de ses débordements. Mais soyons clairs : Inglourious Basterds est une uchronie, un fantasme fun délesté de tout réalisme historique. Son seul « message », délivré dans l’halluciné climax, est une métaphorique déclaration d’amour au cinéma, assez puissant selon Quentin pour changer le cours de l’Histoire.



Les rats de cinémathèques vont se repaître de leur habituelle ration de références et clins d’oeils. Via les dialogues, la musique, l’image ou les guest stars, Tarantino rend hommage pêle-mêle aux films de genre italiens des années 60/70, à la Nouvelle vague, au cinéma allemand. Ainsi qu’à des classiques comme Le Dernier train du Katanga (dont l’acteur principal Rod Taylor joue ici le rôle de Churchill), Les Douze salopards, Les Canons de Navaronne, La Féline, Le Sang des autres… la liste est longue. Exécutée par un caviar de casting qui n’oublie pas les copains (le réalisateur Eli « Hostel » Roth, dans le rôle du sergent Donowitz, le massacreur à la batte. Amusant !), la ludique symphonie des salauds sans gloire vous emporte par sa fougue, son audace et sa liberté. Nul ne sait comment elle vieillira mais sur le moment, seul compte le plaisir intense et incomparable de voir un VRAI film. Entre une pelloche-valium française (au hasard : Welcome) et une dégénérescence numérique ricaine (au hasard : Transformers 2), ça fait du bien. Inglourious Basterds m’a rappelé pourquoi j’aimais le cinéma. J’ai déjà dit « merci » à Pixar dans une précédente critique alors… Danke Quentin !


Inglourious basterds, de Quentin Tarantino (2h28). Sortie nationale le 19 août


jeudi 30 juillet 2009

Là-haut, c'est merveilleux !



Salut, foule en transe, Plissken here. Là-Haut est sorti hier en salles. Pour les inconscients qui se demandent encore si le dernier Pixar vaut qu'on y claque ses euros, voilà mon verdict. Enfin, c'que j'en dis moi hein, vous savez, j'dis ça, j'dis rien ! Allez en voiture, Simone...


DAS PITCHOVSKI

Brisé par la mort de sa femme Ellie, le vieillard Carl Fredricksen décide un beau jour de tout plaquer pour réaliser leur rêve : rejoindre un territoire perdu d’Amérique latine, destination fantasmée de leur passion commune pour l’aventure. Pour ce faire, Carl s’envole avec sa maison, reliée à des milliers de ballons à l’hélium. Mais un invité surprise va perturber ses plans : Russel, jeune scout solitaire passionné lui aussi par l’exploration.



DIE KRITIKSKAIA

Comment font-ils, mais comment font-ils ? Alors qu’à chaque chef-d’œuvre, on guette le premier coup de mou des génies de chez Pixar sur leur film suivant, ces dieux de l’animation reviennent systématiquement avec une nouvelle perle. Après la féérie kubrickienne Wall-E, dont la sortie récente en DVD nous rappelait son irrésistible pouvoir émotionnel jusqu’à la dernière goutte du générique final, Là-Haut désarmera une fois encore les cyniques les plus farouches. Pour sûr, on se doute bien que depuis sa création en 1985 et ses dix long métrages au compteur, la société dirigée par John Lasseter maîtrise à la perfection l’art d’émerveiller les foules - « Ils savent toujours appuyer sur les bons boutons pour déclencher l’émotion » se plait à me rappeler régulièrement un confrère aigri.



Mais, à moins d’un silex à la place du palpitant, comment ne pas sentir sa gorge se serrer à tant de reprises dans Là-Haut, comme lors de ce premier quart d’heure bouleversant résumant la vie du vieux Carl et ses drames, expliquant ainsi l’amertume et l’égoïsme du septuagénaire ? Comment ne pas trépigner d’euphorie devant les palpitantes péripéties, dignes d’un Indiana Jones, de Carl et de son jeune boulet Russel, embarqués au fin fond de l’Amérique latine dans cette rocambolesque aventure impliquant également un vieil aventurier mystérieusement disparu depuis des années ? Et comment ne pas éclater de rire devant cette averse de gags irrésistibles, gavés de références aux serials ou à la SF vintage – voire l’équipe de molosses parlant via un transistor fixé à leur poitrine ?
Everest de l’animation, rayon de soleil aux tons aussi variés que les couleurs des ballons emportant aux cieux la maison de Carl, Là-Haut vous rend tout simplement heureux pendant ses 95 minutes de projection et même au-delà. Le tout en ayant réussi à illuminer les yeux de vos enfants tout en abordant de front et avec subtilité des thèmes aussi graves que la mort, le deuil, l’abandon de ses rêves et la solitude. Aussi poétique que l’était Wall-E mais en restant les pieds sur terre (enfin presque…), Là-haut est une ode à la vie, aussi généreuse et limpide dans son scénario que dans sa parure visuelle – le survol du monde par la maison de Carl est à couper le souffle, surtout en 3D, format dans lequel Là-Haut fut tourné (une première chez Pixar).




A la fin de ce chef-d’œuvre (le mot est lâché, désolé), on a ri, pleuré, on s’est attaché sans réserve à ce vieil homme et ce marmot rondouillard, unis dans leur solitude respective et finalement grandis par leur destin commun. A noter pour finir l’excellente prestation, en VF, de notre Aznavour national, fort judicieusement choisi pour doubler Ed Asner dans le rôle de Carl. Et mention spéciale, j'allais l'oublier, à Michael Giacchino, compositeur maison de chez Disney (le soundtrack de Lost, c'est lui), pour ses violons toujours attendrissants, jamais mièvres. Merci Pixar !

Là-Haut (Up), de Pete Docter et Bob Peterson. En salles depuis le 29 juillet.



samedi 25 juillet 2009

Scuds #7 : j'ai failli l'oublier !

On l'a surnommé "Quasimodo" tellement il est déformé par quelques soucis techniques indépendants de notre volonté mais malgré tout, je considère humblement qu'il s'agit là de notre meilleur Scuds !

MAIS foin de digressions oiseuses et place aux images !

Au sommaire :
- Que penser de la saison 5 de Lost ?
- Gadgets tech : pourquoi tant d'addiction ?
- Geek chic ou geek chiqué : la récupération du mot par tout et n'importe qui nous les brise MENU !

Magnéto, les X Men ! (oui, bon, pffff...) :

La Forteresse noire : le film maudit de Michael Mann




Avé les aminches. Que je vous raconte un peu...

Dimanche 19 juillet, j'ai assisté, à l'initiative de mon camarade David "Diamond Dave" Mikanowski, à la projection de La Forteresse Noire (The Keep), de Michael Mann.Un événement (le mot est faible au vu de la rareté subatomique du film : aucun DVD, quasiment pas de diff télé...) organisé à la Cinémathèque de Paris, dans le cadre d'une rétrospective consacrée au génial réalisateur du Dernier des Mohicans, Heat, Le Sixième sens ou encore Collateral.


La cinémathèque française : c'est au métro Bercy (ligne 6 et 14) à Paris


Ha ben oui, c'est bien au programme ! Mais d'où vient cette grosse trace de doigt sur Michael ?


Une salle quasi remplie de fans du cinéaste.
Dommage que le débat prévu après projection ait été annulé au dernier moment !


Dans la salle Henri Langlois, quasi-bondée de cinéphiles avertis, un silence religieux régna pendant toute la durée de ce voyage au coeur des ténèbres. Une véritable expérience visuelle et sonore pour un film certes tronqué et partiellement raté (voir plus loin) mais indéniablement singulier et fascinant.

Car bien avant de péter dans les frimats des frou-frous friqués mais creux de Miami Vice et Public Ennemies, Michael Mann pataugeait dans la boue, le satanisme et les ambiances glauques pour La Forteresse Noire, en 1983. Second film cinéma du réalisateur (après Le Solitaire, avec James Caan), The Keep est à la base une adaptation du roman du même nom signé F. Paul Wilson et paru en France sous le titre Le Donjon (ed. France Loisirs).

L'histoire
"Dans une forteresse de Transylvanie, un détachement de soldats allemands réveille un démon prisonnier depuis des siècles. Le combat pourrait bien mal tourner pour les enfants du Führer, car cette fois l'adversaire n'a que faire des mitrailleuses : il est le Mal en personne. Celui de toutes les religions, de tous les livres interdits, de toutes les imaginations. Et les caprices mégalomanes et meurtriers du petit Hitler lui redonnent volontiers le goût de vivre... et de tuer"

Je me suis permis de citer le résumé du film tel qu'énoncé dans le Starfix Hors Série paru en avril 1984 et consacré à L'Etoffe des héros ET La Forteresse Noire. Un numéro sublime dont Mr Mikanowksi a bien voulu me prêter un exemplaire dont je reproduis la couv' ci dessous.



J'ajoute au résumé ci-dessus un autre développement important du scénario : alors que les allemands se font décimer chaque nuit par la force invisible qu'ils ont réveillé, une unité de SS fait sortir d'un camp de concentration le professeur Cuza (joué par Ian "Gandalf" McKellen), spécialiste d'histoire médiévale. Selon l'ecclésiaste du village roumain abritant le donjon, Cusa est le seul à même de décrypter les textes gravés dans les murs de la forteresse et identifier le démon qui massacre les soldats allemands : un certain Radu Molasar.

Le background

En 1983, Michael Mann a quarante ans mais fait encore figure de débutant au cinéma, après avoir fait ses preuves sur le petit écran en tant que scénariste de Starsky et Hutch. Il est d'ailleurs amusant de lire ce qu'écrit à l'époque Starfix : "En France, la télévision est une boîte noire avec des abrutis enfermés à l'intérieur. Aux Etats-Unis ou en Grande Bretagne, c'est un réservoir de talents en ébullition permanente (...) Alors que dans notre patrie Cochonou, on en reste aux Amours d'une princesse coincée (tous les jours sur la 2, à 13h30. C'est à hurler de rire), de l'autre côté de l'Atlantique, des feuilletons comme Twilight zone, Kojak ou même Starsky et Hutch ont été l'occasion pour des metteurs en scène débutants d'apprendre sur le tas à raconter en une heure des histoires qui tiennent debout, tout en respectant des budgets et des délais draconiens (...) Michael Mann est un pur produit de la télévision" Et oui les gars, 26 ans plus tard on a l'impression que rien n'a changé ou presque... Mais passons !

Avec sur son CV de réal' le téléfilm Comme un homme libre et le film Le Solitaire, deux oeuvres acclamées par la critique, Mann accepte la proposition du studio Paramount d'adapter le roman d'épouvante Le Donjon. Son ambition est d'en tirer un film d'horreur ultra stylisé et philosophique qui exploiterait l'intrigue initiale pour livrer une parabole sur le mal absolu. Mais pour le réalisateur, l'aventure confinera au cauchemar. Un tournage interminable, entre les studios de Shepperton (pour les décors de la pièce principale du donjon) et le pays de Galles, où le village roumain du film a été entièrement reconstitué au creux d'une carrière d'ardoise désaffectée. Il fait froid, il pleut et les prises de vue s'étaleront sur un an, suite à d'innombrables soucis techniques et à la maniaquerie de Michael Mann. Dans le Starfix hors série, tous les intervenants interviewés, de la comédienne Alberta Watson (alias Eva, la fille de Cusa) au chef opérateur Alex Thompson (Excalibur), témoignent de l'âpreté de l'expérience.

Lisez aussi cet extrait de l'EXCELLENT SITE consacré au film par Stéphane Piter, un fan français acharné de Michael Mann et de The Keep en particulier :

"Beaucoup de choses ont été racontées sur ce tournage qualifié de chaotique : problèmes techniques et logistiques effectifs (tournage extérieur difficile dans le Nord du Pays de Galles, froid abîmant le matériel, prises multiples de Mann, difficultés à visualiser Molasar et à le faire fonctionner, etc.). On retiendra surtout et malheureusement le décès du responsable des effets spéciaux optiques visuel Wally Veevers qui emporta avec lui tous les secrets devant rendre Molasar encore plus impressionnant entre le demi solide, énergétique. La finition fut donc gravement compromise par le comportement même de Paramount qui bloqua les fonds et refusa de chercher un remplaçant à Veevers et aboutir le film" (©Stephane Piter)

Pour les curieux, le Starfix hors série de 1984 est un document référentiel incontournable, avec des articles et interviews passionnants sur les conditions de tournage du film. Sans oublier une iconographie aux petits oignons et une critique toute en nuances signée François Cognard, un des piliers du mag.

Avant de juger trop hâtivement The Keep et son côté daté, si un jour vous croisez sa route, gardez donc à l'esprit qu'il s'agit là d'un "grand film malade", comme on dit. Une oeuvre tournée dans les pires conditions avant d'être dépiautée, ratiboisée, ratatinée par un studio Paramount crispé sur une durée standard de 90 min quand son réalisateur était parvenu à un montage initial de 3h30. Et un spectacle diminué par la mort tragique du responsable des effets optiques en pleine post production. A noter que notre Bilal national fut chargé au dernier moment par le réalisateur de concevoir le design final de Molasar.


Ci dessus : au coeur de la forteresse, l'officier SS Kaempfler seul face à la bête. Le Mal face au Mal.



Kaempfler (Gabriel Byrne) et une arme dérisoire contre son Nemesis.


La critique


La première demi heure de The Keep est réellement captivante. Sur des percussions napées de synthés orchestrées par le groupe allemand Tangerine dream, la caméra suit une noria de jeeps de la Wehrmacht progressant entre rocs et forêt des Carpates, jusqu'à une passe étroite ou se niche le village abritant la fameuse forteresse. C'est ici que le détachement de la Wehrmacht commandé par le capitaine Woermann (Jurgen Prochnow) doit stationner pour empêcher tout passage des troupes russes. Pas de paroles durant ces longues minutes d'exposition : juste les rythmes tribaux de la bande son, le bruit des véhicules et une ambiance d'oûtre monde, renforcée par l'anachronisme des synthétiseurs. On pense alors énormément au Convoi de la peur de Friedkin et son ambiance poisseuse et baroque. Logique : les deux films empruntent leur musique au même groupe et le design de leurs sublimes décors au même homme (John Box).

Le charme de The Keep opère à plein lors de l'arrivée des Allemands puis leur installation dans le donjon : l'action ne traîne pas, le décalage entre le contexte historique et les synthétiseurs intrigue et bientôt, certains plans vertigineux vous sautent à la rétine. Témoin ce zoom arrière hallucinant révélant l'immensité de l'antre du Molasar dans laquelle deux troufions viennent de pénétrer. Les malheureux paieront chèrement leur imprudence en réveillant l'esprit du Mal, qui absorbera leur âme avant de les réduire en charpie. Une séquence impressionnante et glacée qui contribue à faire de The Keep un trip sensuel, une expérience esthétique, hypnotique, mystique.


L'entrée de la forteresse : un décor colossal érigé aux studios anglais de Shepperton

Au bout de 45 minutes hélas, les coupes sombres dans le métrage se ressentent violemment: certaines scènes s'enchaînent sans transition et le ratage complet de pans entiers d'effets visuels, abîme cruellement l'attention du spectateur. Dés l'apparition (comme un cheveu sur la soupe) de Scott Glenn dans le rôle l'ange exterminateur Glaeken (le double positif de Molasar), le film bascule dans... autre chose. Un recul s'installe : même si le conte maléfique de Mann décoche de sublimes fulgurances, il charrie aussi plusieurs plans kitsch qui ne dépareilleraient pas une série Z made in Roger Corman. La relation charnelle entre Glaeken et Eva, la fille de Cuza, parait elle aussi complètement précipitée et peu crédible, d'autant que certains dialogues un brin ampoulés et abscons donnent à leurs scènes (mais aussi à d'autres) un petit côté "théâtre expérimental du pauvre".

Il n'empêche : voilà un film visuellement envoûtant, malgré (ou grâce à) ses tics so eighties : fumigènes traversant des halos de lumière bleu cobalt, ralentis, musique synthétique... Les thèmes brassés par The Keep laissent une empreinte qui survit longtemps au générique de fin. Il ne s'agit pas là d'une simple série B d'horreur mais d'une digression sur la nature du mal et son pouvoir de corruption, comme l'évoque ce pacte faustien signé, à un moment du film , entre le professeur Cusa et la bête. Molasar, esprit immatériel se réincarnant en être de chair et de sang à mesure qu'il consume ses victimes, trône par ailleurs assurément au Panthéon des plus belles créatures du cinéma fantastique. Et ce malgré son apparence très éloignée des intentions initiales de Michael Mann.


Le rouge : couleur des yeux de Molasar et aussi des brassards nazi.
Elle n'apparait à aucun autre moment dans le film.


Brouillon magnifique, en permanence sur la corde raide entre splendeur et grotesque, The Keep attend toujours (et sans doute à jamais) une édition DVD director's cut pour laquelle se bat depuis des années Stéphane Piter. Ce dernier est même allé, sur son site, jusqu'à concevoir, de la jaquette aux bonus, ce à quoi devrait ressembler ce DVD hypothétique. Si c'est pas de la démarche de gros geek passionné ça !

Et pourquoi pas finalement en faire remake, de ce film maudit ? Tiens je vais appeler Michael pour lui en toucher un mot...

End of transmission...


lundi 6 juillet 2009

TRON 2 vs TRON





Good evening programs...

C'est officiel : Disney a enfin révélé officiellement les grandes lignes du scénario de Tron 2, temporairement titré Tron et produit en 3D. Anglophones, c'est le moment d'exercer vos talents, voilà le communiqué :

Tron (title not final) (In Disney Digital 3D™)

Tron is a 3D high-tech adventure set in a digital world that's unlike anything ever captured on the big screen. Sam Flynn (Garrett Hedlund), the tech-savvy 27-year-old son of Kevin Flynn (Jeff Bridges), looks into his father's disappearance and finds himself pulled into the same world of fierce programs and gladiatorial games where his father has been living for 25 years. Along with Kevin's loyal confidant (Olivia Wilde), father and son embark on a life-and-death journey across a visually-stunning cyber universe that has become far more advanced and exceedingly dangerous.

En gros, si Tron racontait l'histoire de Kevin Flynn, concepteur de jeux vidéo propulsé à l'intérieur d'un jeu par le très méchant superordinateur MCP, la suite va raconter comment... le fils de Flynn se retrouve lui aussi propulsé dans le monde des programmes où son père est retenu prisonnier depuis 25 ans. Mouais. Disney crie "suite", je réponds "remake" !

Quelques jours avant le communiqué de la boîte à Mickey, le script de Tron 2 fut passé en revue par le contributeur Tony Lazlo, sur le site CC2K.

Détail important : Lazlo base sa script review sur la lecture d'une première version du scénario, signée Richard Jefferies, dont le nom fut depuis complété par l'arrivée de nouveaux auteurs issus du team de Lost (Edward Kitsis et Adam Horowitz). Lost, qui partage avec Tron le même studio - Disney donc. Vous m'suivez, les aminches ?

Précisons par ailleurs que Steven Lisberger, réalisateur et scénariste du premier Tron, joue un rôle important dans ce Tron 2.0 en gestation depuis plusieurs années. Son nom est ainsi mentionné en tant que scénariste et producteur.

Personnellement je n'aime pas trop les spoilers : je me suis donc contenté de lire le pitch de départ et surtout le petit commentaire d'ensemble de Lazlo, qui hélas ne m'inspire guère d'optimisme.

Le Pitch : Encom is back, donc ! Mais si, remember, la vilaine corporation dirigée, dans Tron, par ce vieux rampant moisi de Dilinger (incarné par l'immmmmense David Warner, qui fait bien deux mètres, c'te corniaud-là). Dans Tr2n, Encom semble être sur le point d'assoir sa domination mondiale avec (si j'ai bien compris) la mise au point d'un réseau global d'information baptisé "X-Net". A un certain moment du film, Encom répand des virus dans les bécanes du monde entier pour convaincre les opinions du monde entier que X-Net est le seul système de communication 100% fiable pour nos ordinateurs. Heureusement un autre virus veille au grain et s'attaque inlassablement au système central de X-Net : Tron. On retrouvera par ailleurs dans ce film Jeff Bridges, qui reprendra pour notre plus grand bonheur son rôle de Flynn. Mais le héros de Tron 2 sera... son fils Sean, jeune programmateur de génie.

Tony Lazlo détaille les principaux twists de cette version du scénario, sur lesquels je ne vais évidemment pas revenir. En revanche, je suis bien peiné par les premières impressions que lui inspirent la chose : "... un script bourré de problèmes et de potentiel. Il s'agit d'une suite dans le sens "Die Hard 2" du terme. A savoir, moins une continuation de l'histoire originale - type Empire contre-attaque - qu'un remake dans les règles à plus grande échelle et avec un plus gros budget. Vous savez, comme la plupart des suites..." Ouch, ça sent le purin. Mais restons optimistes et gardons espoir, surtout avec Jeff Bridges qui rempile, ça ne peut pas être complètement mauvais. On en saura d'ailleurs plus sur le film à l'issue du Comic Con de San Diego dans quelques jours.



TRON : FILM CULTE

L'occasion est en tout cas pour moi trop belle de rappeler à quel point le premier Tron, malgré ses défauts évidents (acteurs sans éclat à part Bridges, narration linéaire un brin laborieuse, mise en scène passe partout...), reste, 27 ans après sa sortie, un film implacablement culte et chéri par les geeks. Pourquoi ? Parce que lire les lignes suivantes.


Tron (lire le scénario ici) est sorti en France le 8 décembre 1982. J'avais onze ans. J'ai le souvenir de l'avoir vu au Gaumont Convention, par un terne samedi après-midi d'automne, et d'être sorti de la salle complètement retourné. Exactement comme pour Star Wars, Superman, L'Empire contre-attaque et New-York 1997 quelques années plus tôt. Un choc. Je n'avais pas exactement tout compris mais j'eu un coup de foudre instantané. Pour un môme de onze ans biberonnant à Strange et découvrant avec fascination l'univers des jeux vidéo (ma console de l'époque était une Mattel Intellivision), Tron était une expérience visuelle et sensorielle unique.



Six raisons pour lequelles le film devint instantanément mon préféré de tous les temps (jusqu'à ce que je découvre Tonnerre de Feu un an plus tard ;-)) :

- La direction artistique (bon, j'appelais pas ça comme ça à l'époque, hein, mais en gros je kiffais grave le look du film). Cocorico : parmi les designers figuraient notre Moebius national, responsable notamment de la conception des costumes et des décors. Syd Mead, le génial designer industriel inventeur des voitures volantes de Blade Runner, récidiva dans Tron avec les motos-lumière, le voilier solaire et le vaisseau du méchant Sark (l'alter ego virtuel de Dillinger).

- L'idée qu'un vrai monde pouvait exister à l'intérieur de mon Pacman, avec ses êtres pensant, ses règles, son grand méchant et qu'il était de surcroît possible d'être projeté au coeur de ce micro-univers via un shot de rayon laser.

- L'autre idée que, dans ce monde, les programmes informatiques étaient à l'image de leur créateur.

- La cool attitude de Jeff Bridges dans le rôle de Flynn. J'ai longtemps rêvé d'être comme lui : patron surdoué d'un club de jeux vidéo avec un bureau super cosy surplombant la salle des consoles ! Argh, triste réalité, quand tu nous rattrapes...

- La musique féérico-synthético-baroque de Wendy Carlos, ainsi que le morceau rock FM "Only solutions" de Journey, figurant sur la B.O et entendu lors de la visite de Lora (Cindy Morgan) et Alan (Bruce Boxleitner) dans les bureaux de Flynn.

- Une multitude de séquences m'avaient traumatisé : la désintégration de Flynn par le MCP (et sa grosse voix burnée), la poursuite en motos-lumières, le jeu de pelote basque en suspension dans le vide, la sublime scène du voilier solaire, le climax du film avec Sark transformé en colosse...



Tron avait fait sensation dans la presse française, y compris généraliste, par son caractère révolutionnaire. Je me souviens d'un long article dans le Figaro Magazine (oui bon, mes parents sont abonnés au Figaro Magazine...) vantant "le premier film entièrement tourné en images de synthèse" ou quelque chose dans ce goût-là. L'article m'avait fasciné, il démarrait par une double page fracassante où s'étalait plein pot la photo de Jeff Bridges avec son casque et son plastron zébrés de circuits électroniques lumineux. Attention, bande annonce !



Filmé en noir et blanc pour ses séquences intra-ordinateur (puis colorisé en post production via différentes techniques qui ne doivent rien à l'image de synthèse), Tron n'était évidemment pas un film "full CGI". Seules les scènes du passage de Flynn dans le monde des jeux vidéo, ainsi qu'une partie des décors et des véhicules de cet univers, furent à l'époque réellement générés par ordinateur. Au vu des standards d'aujourd'hui, ces images font figure d'âge de pierre de l'image de synthèse. Mais tout désuet qu'il paraisse en 2009, Tron irradie d'une poésie, d'une beauté abstraite, d'une élégance et d'une puissance immersive auxquelles tous les Transformers ou Speed Racer du monde ne pourront jamais prétendre une seule nanoseconde.

Certes, j'en parle habité par mes souvenirs d'enfant. Dans 20 ans, les gamins d'aujourd'hui se répandront peut-être en dithyrambes enflammées sur Speed Racer et ces années 2000 magiques pour le cinéma de genre. Tant pis, j'assume et je replonge dans ma mémoire orientée. A l'époque de Tron, les consoles de jeux vidéo commençaient à envahir les salons et, à la récré, c'était à celui qui avait la plus technologiquement avancée - Atari, Mattel, Philips, Coleco... Ce début des années 80 bouillonnait de geysers d'évasion, ère charnière pour la culture geek, époque-creuset d'un renouveau SF triomphant, du Rubick's cube, du rêve de la conquête spatiale pré-catastrophe Challenger et des premiers clips vidéo. Sans oublier, je me répète, le boom commercial des jeux.

Un article du New York Times parut en 1982
rappelait à ce propos que le chiffre d'affaires du Pac Man de Namco (soit 1,2 milliards de dollars de l'époque) était trois fois supérieur aux recettes en salles de Star Wars, alors encore le plus gros succès du cinéma de tous les temps. Côté grand écran, l'an 1982 fut particulièrement charnière avec, l'été même de la sortie de Tron aux USA, d'autres oeuvres matricielles de la culture qui irrigue ce blog : E.T, Poltergeist, The Thing, Star Trek 2, Blade runner...

Le New York Times s'alarmait déjà à l'époque de cette révolution des effets spéciaux générée par Star Wars, voyant en elle le risque d'une démission artistique au profit du simple spectacle. Nicholas Meyer, réalisateur de Star Trek 2 : la colère de Kahn, stigmatisait même l'inclinaison toujours plus forte d'Hollywood en faveur de films sans d'autre argument qu'une suite de cascades ou un casting de stars. Il y voyait là, diantre, une forme de pornographie (j'invente rien c'est écrit ici) ! Pauvre Nicholas, si seulement tu avais su à quoi on aurait droit 25 ans plus tard...

Aux yeux du NYTimes, Tron symbolisait donc cette course à l'imaginaire, ce foisonnement de films fantastiques grand public juvéniles qui tranchaient radicalement avec le jansénisme, la maturité du Nouvel Hollywood des seventies. En même temps, le journal rappelait ce que l'on a un peu trop tendance à oublier : Tron est un film d'auteur, pas une grosse machine commanditée par les studios Disney dans le simple but de vendre des jeux vidéo (même si par la suite, l'adaptation du film sur consoles fit en effet un malheur). Tron fut d'abord et avant tout le pari fou de son réalisateur Steven Lisberger. Un metteur en scène issu de l'animation dont, avant Tron, le seul long métrage était un téléfilm animé produit pour NBC : Animalympics. Lisberger dit avoir imaginé Tron après avoir été fasciné par une courte séquence en image de synthèses conçue par la firme informatique MAGI, qui lui laissa entrevoir le potentiel à venir des computers. Le jeu Pong d'Atari fut aussi, dit-il, une source d'inspiration déterminante pour l'écriture du scénario, dés 1976. A l'origine, Tron devait d'ailleurs être un film animé.

Avec son associé Donald Kushner, Lisberger monta tout un studio d'animation en 1977 dans le seul but de donner vie à Tron. Après avoir été refusé par trois studios (Warner, MGM et Columbia), le projet évolua vers un long métrage live et fut acheté par Disney. Le groupe, visionnaire sur ce coup-là et qui avait déjà démontré son savoir faire en images de synthèse sur Le Trou Noir (remember le générique), fut convaincu par le script et des story boards développés par Lisberger avec l'argent d'Animalympics. Mais il s'agissait d'un vrai risque commercial : le studio s'apprêtait à confier à un total inconnu les rênes d'un gros budget expérimental au scénario truffé de scènes pour lesquelles la technologie restait encore à inventer ! Plusieurs animateurs de Disney refusèrent d'ailleurs de travailler sur Tron, persuadés que le film signerait tôt ou tard l'arrêt de mort de l'animation classique en 2D...



Thomas L. Wilhite, tout jeune directeur de production chez Disney, justifiait de son côté l'entreprise par sa conviction que Tron allait inaugurer l'usage des nouvelles technologies au cinéma. Mais aussi un nouveau genre de 7e art où des personnages virtuels auraient autant le pouvoir de toucher le grand public que des protagonistes de chair et de sang. Trop tôt, beaucoup trop tôt ! Fraichement accueilli par la critique, en France comme aux Etats-Unis, Tron fut un bide en salles. Tout comme Le Trou noir avant lui d'ailleurs, ce qui poussa Disney à mettre un terme provisoire à sa production de long métrages live. L'expérience visionnaire de Steven Lisberger, produite pour une somme allant de 17 millions à 20 millions de dollars selon les sources, ne récolta que 33 millions de dollars de l'époque au box office. Une misère.

Steven Lisberger devint personna non grata et ne tourna quasiment plus rien par la suite - jusqu'à revenir dans la course avec Tron 2.0. Bruce Boxleitner, interprète du double rôle Tron/Alan, vit sa carrière cinéma fauchée en plein vol et resta depuis principalement cantonné à la télévision. Le culte de Tron allait pourtant patiemment faire son chemin dans les consciences des jeunes padawan geeks. Lesquels, une fois parvenus à l'âge adulte, n'hésiteraient pas à revendiquer, comme votre serviteur, l'importance de ce bijou luminescent dans leur patrimoine cinéphilique. Rappelons également que si le film se ramassa, les jeux vidéo sortis dans la foulée, sur arcades et consoles allaient, eux, faire un véritable tabac et engendrèrent un premier foyer important de notoriété.



Aujourd'hui, plus personne ne conteste l'influence majeure de Tron dans la culture populaire, des extravagances numériques des frères Wachowski aux clins d'oeils des techno-freaks de Daft Punk. Quintessence du film nerd/geek/tech (le héros de Chuck conserve l'affiche comme une sainte relique sous verre dans sa chambre), il perdurera sans doute longtemps dans nos imaginaires fertiles pour l'inoubliable voyage qu'il nous proposa de faire au coeur de l'infiniment petit voici déjà 27 ans. Une somptueuse nuit entrelacée de lignes phosphorescentes rouges, bleues, oranges, nimbée d'envoûtants halos visuels et sonores et au coeur de laquelle, malgré tout, vibre le coeur de l'homme contre la machine.

Rendez vous en 2011 pour savoir si la suite se montrera à la hauteur de l'héritage. Perso, j'hésite à prendre les paris...

End of transmission...








dimanche 5 juillet 2009

Special Thanks to Korben

Afternoon, les enragés, c'est encore moi.


Il est 15h03 et, alors même que je n'ai toujours pas déjeuné, je prends juste la peine de remercier officiellement sur ce blog martien le sympathique terrien Korben pour son billet sur Scuds.

Après nos potes de Geek inc., voilà encore un chouette coup de pouce pour notre pitit podcast dont est pas peu fier, d'autant plus que Korben est réputé pour avoir la dent dure quand il aime pas !

N'hésitez pas à faire un tour sur son blog, il dit par ailleurs des choses toujours bien senties sur d'autres sujets que Scuds et le mec a une vraie crédibilité dans la geekoblogosphere.


Allez, je graille un bout et je reviens pour causer un poil du Comic Con frenchy.

End of transmission...

Scuds Real Life : tournage Scuds #7

Salutations, amis terriens. Plissken here.

Et si on glissait un peu de webréalité dans ce blog, mmmmh ??? Alors que la planète entière, et bientôt tout le système solaire, chante les louanges de Scuds, John Plissken vous donne l'occasion de découvrir les coulisses exceptionnelles et spectaculaires d'un tournage de Scuds #7 qui ne le fut pas moins.


Trois Macs, du rhum, des clopes et une cam :
les fondamentaux de Scuds.

Le lieu : dans la tannière parisienne secrète du Old Cuban.
Le jour : vendredi 3 juillet, quelque part dans le temps, entre 22h et 2 heures du matin.
La température : entre 30 et 35 degrés celsius (40 lorsque Fanny, notre productrice monteuse, entama soudainement un flamenco endiablé sur la table basse de nos Macs. La chaleur a fait complètement dérailler la pauvre petite).
Le cadreur : Shadi, pieds nus comme certains autres membres de l'équipe qui partagent son peu d'intérêt pour l'hygiène plantaire.
L'atmosphère : irrespirable.



Shadi, notre cadreur. Ne travaille qu'à la bière et au vin. Et assis. Je désespère de notre belle jeunesse.

Dans quelques jours vous découvrirez le résultat de ce Scuds #7 tourné façon cocotte minute.
On y cause de la saison 5 de Lost, de la récupération agaçante du terme "geek" et de la fascination de Jérome et Arnaud pour les gadgets tech (parce que moi, hein, bof...)

Pour info, les photos de ce post ont été prises avec un Canon IXUS 70 à 7, 1 millions de pixels, acheté en novembre 2007 à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle, juste avant un départ avec trois potes (dont Jérôme) pour Bangkok. Et oui je sais : Osef.

Enfin, sachez que vous pouvez également admirer ces souperbes clichés sur le fil twitter du dit Jérôme : http://twitter.com/jeromekeinborg.


Fanny, monteuse attitrée de Scuds, étrennait ce soir sa casquette de productrice. Une casquette éreintante.


John Plissken et The Old Cuban avant le "roll camera".
On notera leur décontraction phénoménale
malgré l'immense pression d'un tournage de Scuds. Immense !



Jérôme, Arnaud, Shadi not' cadreur et des Macs luisants.
Et vas y que je clope à donf alors que fumer tue (j'invente rien, c'est écrit sur les paquets)
.


John Plissken, géant parmi les géants, doit se pencher
pour entendre les suggestions d'Arnaud le Hobbit (à gche et debout)


Coming next... une petite carte postale du Japan Expo/Comic Con de Villepinte...

End of transmission...